Empoisonnement à Ambohimalaza: un couple meurt à une semaine d’intervalle

Le bilan de l’empoisonnement durant la fête d’anniversaire à Ambohimalaza, le 14 juin, continue de s’alourdir. Alors que les chiffres émanant du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) à Ampefiloha, n’ont pas changé, avec 24 patients hier à 20h30, sans mort ni sortie d’hôpital, une 23e victime a été recensée, selon une chaîne locale. Il s’agit d’un patient pris en charge dans une clinique privée et dont l’épouse a perdu la vie il y a une semaine jour pour jour.

Victime de cet empoisonnement mortel, un couple de gérants d’une société de transport express, a succombé à une semaine d’intervalle, alors que son enfant a passé l’examen pour l’obtention du Certifi­cat d’étude primaire élémentaire (CEPE), mardi. La dame a succombé le 16 juin à 1h du matin et a été enterrée ven­dredi. Pendant ce temps, le mari a poursuivi ses soins dans une clinique privée de la capitale, mais a également rendu l’âme, hier vers 1h.
Le couple fait partie d’une cinquantaine d’invités à la fête d’anniversaire à Ambo­hi­ma­laza, le 14 juin. Cet homme est alors la 23e victime de ce drame, sachant que le bilan du CHU JRA sorti hier à 20h30, n’a pas changé. Cet hôpital de référence compte toujours 18 morts et 24 pa­tients encore en traitement sur les 52 qu’il a pris en charge depuis le début de ce drame.
Beaucoup de mystère entoure encore cette affaire. Les investigations sont loin d’être terminée, sous l’égide de la cellule de crise installée au Toby Ratsimandrava. Hormis les trois femmes placées sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Antanimora et les cinq suspects placés sous contrôle judiciaire, dont les dates de leur procès ne sont pas encore fixées, « d’autres personnes seront encore auditionnées et des arrestations additionnelles pourraient survenir », a indiqué, vendredi la procureure de la Répu­blique près le tribunal de première instance d’Antana­narivo, Na­rindra Navalona Rakotoniaina.

Botulisme ou poison ?
Les autorités malgaches sont formelles. Les personnes décédées sont victimes d’empoisonnement. Pour-tant, un article paru sur le site d’un média international, dimanche, remet en doute les résultats provisoires des ana­lyses communiqués par les autorités malgaches, dont le chef de l’Etat durant son in­tervention télévisée de jeudi soir sur la chaîne nationale.
Selon ledit article, des sources médicales ont défendu la thèse d’un botulisme causé par « une bactérie présente dans des aliments mal conservés dont le développement est favorisé en cas de rupture du froid ». Les résultats d’analyses des échantillons d’aliment en­voyés à l’étranger, sont alors attendus im­patiemment pour mettre la lumière sur cette affaire.

LR

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