L’insécurité est palpable n’importe où dans la capitale. Mais à l’approche des fêtes, comme d’habitude, elle devient alarmante. Elle va atteindre un niveau de plus en plus exacerbé jusqu’au 26 juin. Pourquoi ? Comme tout le monde, les bandits de tous acabits veulent passer des fêtes dans les meilleures conditions. Ainsi, ils redoublent d’ardeur pour réaliser leurs actions malfaisantes.
Malheur alors à tous ceux qui tombent entre leurs griffes. De plus, avec cette ambiance de fête, il y a beaucoup plus de noctambules qui traînassent dans les rues après des soirées bien arrosées. Ce sont là des proies toutes désignées pour les hommes sans foi ni loi. On sait trop bien qu’il faut être inconscient pour se déplacer dans les rues de la capitale dès la nuit tombée. Surtout si on est à pied.
Bien sûr, on court plus vite que d’habitude quand on est face à un danger. Mais jusqu’à ce jour, on n’a pas encore vu un homme courir plus vite qu’une balle. Même Usain Bolt, le célèbre sprinter jamaïcain, n’en aurait pas été capable quand il était encore au summum de sa forme. Or les assaillants sont aujourd’hui armés. Et ils utilisent leurs armes à feu sans la moindre hésitation.
Même rouler en moto peut être dangereux. D’ailleurs, une moto peut facilement être arrêtée (avec une branche d’arbre, un morceau de bloc de pierre, …). De plus, la moindre chute expose le motocycliste à des blessures graves qui laissera la victime à la merci des assaillants. D’autant qu’une moto suscite toujours toutes les convoitises.
Même en voiture, on n’est pas totalement en sécurité. N’a-t-on pas déjà vu des vrais-faux ou des faux-vrais policiers faire signe à des automobilistes de s’arrêter comme pour effectuer un contrôle de routine. Seulement après, il se trouve que le contrôle se transforme en un véritable acte de banditisme. Mais il est déjà trop tard pour sortir de la guêpière.
Autrement dit, chaque recoin peut cacher un danger qui peut se terminer tragiquement. Surtout la nuit. Le froid qui règne pendant la soirée ne suffit pas à décourager les malfaiteurs. On peut même dire que c’est leur allié. Avec le froid, les rondes effectuées par les éléments de sécurité, sensées rassurer la population, se font rares. Et il n’est pas possible de mettre un agent de police à chaque coin de rue pendant toute la nuit.
Dans ces conditions, il est fortement déconseillé de sortir la nuit dans les rues de la capitale. Bien évidemment,
il y a des cas où on ne peut pas faire autrement (pour des raisons professionnelles, sanitaires, …). Si cela est inévitable, tout au moins, on doit être fortement accompagné. Il ne faut jamais oublier qu’on n’a qu’une seule vie.
Aimé Andrianina




