KyàLaa & Ses Kofa : « A Madagascar, le reggae trouve toute sa place »

Madagascar perpétue la tradition en célébrant la Journée internationale du reggae ce 1er juillet. Sous l’égide de l’association Youth’nity Madagasikara, un grand concert rassemblera la crème de ce genre musical demain soir, sur la scène de La Teinturerie Ampasanimalo. Et parmi les têtes d’affiche, KyàLaa & Ses Kofa. Interview.

*Les Nouvelles : Pour commencer, parlez-nous de votre groupe et de son parcours ?
– KyàLaa : Le groupe a vu le jour en 2019. Il est composé de KyàL (chant), Ma­holy (guitare solo), Henin­tsoa (percussions), Hoby (batterie), Lanja (guitare basse) et Angelico (guitare). Depuis nos débuts, nous collaborons avec Kreol Koneksyon. Et cette synergie nous permet de porter nos messages plus loin. Nos chansons parlent de la réalité sociale, rendent hommage aux femmes et dénoncent les violences faites aux femmes et le viol… En somme, un reggae engagé
au féminin. Nous aspirons à hisser ce genre musical au niveau international.
*Vous serez de la partie, lors de l’International Reggae Day cette année…
– Ce sera notre quatrième participation à l’International Reggae Day (IRD). Pour cette édition, nous avons préparé sept titres, un mélange de compositions connues et de nouveautés. L’objectif est d’apporter quelque chose d’iné­dit au public tout en restant fidèle à notre message. Par ailleurs, nous travaillerons sur un nouveau clip et une nouvelle chanson « Tsy Handroso Ve ? » avec RJ Com­pusing. Des concerts sont également en préparation.
*Que représente pour vous la musique reggae ?
– Le reggae, c’est avant tout un combat. Ce n’est pas simplement un genre musical. Il porte un message fort de liberté, de lutte, plein de vérité. A Madagascar, cette musique trouve toute sa place, car elle rassemble et éveille la conscience. De plus en plus de personnes rejoignent ce mouvement, y trouvent une manière de s’exprimer et de résister.
*Et la place du genre dans le reggae ?
– Le reggae ne connaît ni genre ni compétition. C’est une lutte collective, une quête de sens. Je ne me définis pas par rapport à mon genre, j’ai un fort niveau d’exigence, pour atteindre des standards internationaux. Ce qui compte, c’est le message, la sincérité, et l’engagement derrière chaque note.

Propos recueillis par Joachin Michaël

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