En cette période hivernale, l’épidémie de grippe gagne du terrain dans la Capitale et ses environs, de source auprès de quelques médecins responsables des centres de santé d’Antananarivo joint au téléphone hier, aussi bien public que privé.
D’après un médecin, une dizaine de patients reçus en consultations, plus de la moitié présentent des symptômes grippaux, représentant parfois 70% des cas auprès de certains centres de santé. « Si la grippe n’est pas bien traitée, elle peut persister pendant un mois chez un sujet en bonne santé », a-t-il souligné.
« Dans la majorité des cas, la grippe est une infection respiratoire virale provoquant une fièvre, un coryza, une toux,
des céphalées et une sensation de malaise », a fait savoir un médecin d’un dispensaire privé du côté de Behoririka. D’autres ont avancé qu’il
s’agit d’une résurgence du Covid-19, sans oser toutefois le confirmer, à défaut de preuves. Le dépistage gratuit est ainsi souhaité pour déterminer la forme de la grippe actuelle.
Elaboration du PNDV
Et pour prévenir cette maladie, le ministère de la Santé publique, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Madagascar, vient d’organiser à Antsirabe un atelier d’élaboration du Plan national de déploiement de la vaccination (PNDV) contre la grippe pandémique et autres agents à potentiel pandémique.
C’est un document essentiel pour la préparation et la réponse aux pandémies de grippe. Il vise à garantir la disponibilité et l’accès aux vaccins, ainsi que la coordination des opérations de vaccination, dans le but de protéger la population contre les effets potentiellement graves d’une pandémie.
D’après OMS Madagascar, plus d’une trentaine de participants, issus des niveaux central et opérationnel, du Groupe technique consultatif pour la vaccination et les vaccins (GTCV), de l’Unicef Madagascar ainsi que de l’ONG internationale de santé publique à but non lucratif, affiliée à l’Université Johns Hopkins de Baltimore aux Etats-Unis (Jhpiego), ont contribué à l’élaboration de ce document du PNDV.
Sera R.




