Algoculture : une alternative pour la préservation de l’environnement

La culture d’algues commence vraiment à gagner du terrain à Madagascar, surtout le long du littoral des ré­gions Atsimo-Andrefana, Menabe, Sava et à Sainte-Marie. Elle est aussi une alternative pour la préservation de l’environnement, outre les retombées économiques.
« Il y a une dimension à la fois environnementale, sociale et économique dans la culture d’algues, parce qu’on intervient dans des zones sableuses pour créer des habitats pour la biodiversité aquatique, dont les poissons. Cela permet d’augmenter les revenus des communautés locales », a indiqué Sébastien Jan, directeur et co-fondateur de Nosy Boraha Seaweed (NBS). Cette ferme d’aquaculture villageoise sur l’île Sainte-Marie travaille directement avec les communautés locales.
Selon le directeur de la NBS, la culture d’algues représente la principale activité génératrice de revenus pour les communautés côtières. Faire du charbon de bois ne les intéresse plus grâce à cette culture qui est aussi une alternative à la pêche.

Hausse de la production à Sainte-Marie
L’algoculture se porte bien à Sainte-Marie avec une production de 731 tonnes d’algues sèches en 2024, soit une hausse 73% par rapport à l’année précédente, ce qui a boosté significativement les recettes des algoculteurs, estimées à 727 millions d’ariary en 2024.
Le NBS compte actuellement 74.400 lignes de culture en mer, s’étendant sur une trentaine d’hectares, contre 62.000 lignes l’année dernière, soit une hausse de 20%. La production mondiale d’algues séchées est estimée à 300.000 tonnes par an, dont 3.000 tonnes provenant de Madagascar. Les principaux producteurs d’algues sont l’Indonésie et les Philippines.

Sera R.

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