Corruption sexuelle à Mahajanga: l’enseignant incriminé écope de 2 ans ferme

Le verdict du Pôle anti-corruption (Pac) de Mahajanga est tombé lundi matin.

Accusé de corruption sexuelle, l’enseignant de l’Institut universitaire de gestion et management (IUGM) d’Antsohihy, branche régionale de l’Uni­ver­sité de Mahajanga, écope de deux ans de prison ferme à la maison centrale de Ma­rofoto, assortie de la suspension temporaire d’exercice de toute fonction publique.
Lors d’un point de presse hier, la procureure de la République auprès du Pac Mahajanga, Rindra Harizo, a indiqué que l’étudiante victime a déposé une plainte auauprès du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) en 2024, qui a transmis le dossier au Pac, après investigations.
« L’enseignant a été poursuivi pour corruption sexuelle et abus de fonction. Après les débats publics et l’écoute des deux parties lors du procès, le juge a retenu la première charge et rejeté la seconde », a-t-elle expliqué.
Le Pac s’est basé sur l’article 177.1 de la loi n°2004-030 du 9 septembre 2004 relative au Code pénal malgache, pour condamner l’enseignant. « Notre Code pénal actuel condamne la corruption sexuelle dans la mesure où les faveurs sexuelles sont constitutives de présents ou avantages quelconques », a expliqué la procureure de la République auprès du Pac Mahajanga.
L’enseignant a en effet proposé à son étudiante en L2 de bonnes notes dans ses matières en contrepartie d’une relation sexuelle. Cette dernière s’est vu recaler après avoir refusé ses avances.

LR

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