Les habitants d’Andranovelona Ilafy, du district d’Avaradrano, en ont eu assez des comportements agressifs d’un ressortissant étranger et de son épouse malgache. Ayant des connaissances haut placées et se cachant derrière des actes de bienfaisance, ces derniers mènent la vie dure à ses employés et entourages. Le dernier cas en date, un de ses employés, déjà victime d’agression sur son lieu de travail, a été convoqué au commissariat central d’Avaradrano, hier.
Le jardinier d’un ressortissant étranger habitant à Andranovelona Ilafy, a porté plainte contre son employeur, ainsi que la femme et le chauffeur de celui-ci au tribunal d’Avaradrano, avant-hier, pour coups, blessures et tentative de meurtre. Et hier, il a été convoqué au commissariat central d’Avaradrano, en réponse à une plainte déposée par le ressortissant étranger ayant donné procuration à son chauffeur. Le motif étant un supposé vol, sauf que l’audition a été retardée jusqu’à tard hier soir, car le plaignant n’a pas fonalement assisté au rendez-vous.
Tout a commencé le 9 juin. Ayant lavé le véhicule de son patron, le jardinier a été accusé de vol d’une somme d’argent se trouvant à l’intérieur, alors que les portes étaient verrouillées. Il a expliqué que la patronne avait pris ladite somme, mais le ressortissant étranger ne voulait rien entendre. Ce dernier et ses autres employés ont alors tabassé le jardinier jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Or, évacué à l’hôpital d’Anosy Avaratra puis au CHU JRA, il a été surpris d’apprendre du personnel de santé que le motif de son hospitalisation était une tentative de suicide et que des poisons ont été décelés dans son organisme.
A vrai dire, ce jardinier n’était pas le seul à avoir subi ses agressivités de la part de son employeur. Ayant des connaissances placées, ce dernier a l’habitude de porter la main sur ses employés puis de porter plainte contre eux pour leur exiger ensuite des dommages-intérêts. Il mène des œuvres caritatives durant les fêtes, tant au niveau de la communauté locale que des organismes publics pour soigner son image et obtenir des protections. Les proches du jardinier ainsi que le fokonolona d’Andranovelona ne demandent, pour leur part, que l’arrêt de ce trafic d’influence pour une vie communautaire harmonieuse.
LR




