Ikongo: le paludisme continue de faire des victimes

Le paludisme a-t-il atteint son pic dans le district d’Ikongo encore aux prises avec la flambée de l’épidémie ? Le point sur la situation épidémiologique est attendu, à savoir le nombre de contaminations et de décès recensés. Mais d’après une source locale, le paludisme a fait une autre victime hier, dans la commune d’Ambatofotsy.

Selon une source locale qui veut garder l’anonymat, une autre personne, un patient atteint du paludisme, a succombé hier à Ambatofotsy, du district d’Ikongo. Depuis le mois de mai, selon toujours notre source, cette commune a enregistré 14 décès dus au paludisme. D’après ses ex­plications, les agents communautaires ont lancé la première alerte au début du mois de janvier.
Selon notre source, deux médecins en provenance la ville de Manakara, sont arrivés hier sur les lieux afin de prêter main forte à l’équipe médicale du CSB II d’Am­batofotsy, conformément aux recommandations du président Andry Rajoelina, en marge de l’inauguration de l’hôpital manarapenitra à Ambohimahasoa ce samedi. Quant aux médicaments, ils sont actuellemet en cours de route.
Et d’après ds témoignages locaux, à prendre au conditionnel, près de 70 décès dus au paludisme auraient été enregistrés dans tout le district au mois de mai contre une cinquantaine au mois de juin. Des chiffres exagérés, selon le ministère de la Santé publique.
Actuellement, on enregistre une chute significative du nombre de contaminations à Ambatofotsy, par rapport au mois de mai, rapporte toujours notre source.
82% des cas consultés
De source auprès de Médecins sans frontières (MSF), 82% des cas consultés s’avèrent positifs au paludisme dans les zones les plus affectées. « En trente-cinq jours d’activités depuis l’apparition de la maladie, les équipes ont assuré 5.141 consultations à travers des cliniques mobiles déployées dans les zones les plus affectées. Sur 4.361 personnes testées, plus de 3.567 cas positifs ont été diagnostiqués, confirmant la sévérité de la flambée », rapporte MSF.
Actuellement, cinq équipes mobiles, composées du personnel MSF et celui du ministère de la Santé, sont déployées dans plusieurs communes du district. L’in­tervention, initialement centrée sur la commune rurale d’Ambatofotsy, s’est progressivement étendue au Nord et Sud du district d’Ikongo.
Au-delà des soins curatifs apportés dans les zones enclavées, MSF appuie également les centres de santé de base (CSB) dans la gestion des cas. En coordination avec les autorités sanitaires, les équipes assurent le référencement des patients nécessitant une prise en charge hospitalière, tout en approvisionnant les cliniques mobiles en intrants médicaux essentiels, dans un contexte de tension persistante sur les stocks.

Sera R.

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