L’insécurité à Madagascar nécessite la prise de mesures draconiennes. Les bandits, parfois lourdement armés, sévissent partout, au point que la population ne sait plus à quel saint se vouer. Les forces de défense et de sécurité travaillent d’arrache-pied pour mettre un terme à ce fléau, mais les malfrats aussi osent les défier.
Une dizaine de bandits encagoulés ont pris d’assaut une maison sise à Ankady Tanjombato avant-hier entre 23 h et minuit. Munis d’une arme à feu, d’un sabre et d’une matraque, trois malfrats se sont introduits dans le foyer pendant que les autres ont fait le guet à l’extérieur. Le trio a tenu en respect le couple âgé de 26 ans chacun et son enfant en bas âge en blessant notamment le chef de famille.
Les bandits ont mis la main sur une somme de 40 millions d’ariary ainsi qu’ une quarantaine de téléphones d’une valeur totale estimée à 3 millions d’ariary. Ils ont par la suite quitté tranquillement les lieux avec leur butin. A noter que le père de famille travaille dans le secteur de vente de voitures d’occasion et sa femme, de téléphones portables. Les victimes ont déposé une plainte contre X au commissariat central de Tanjombato, hier.
Un Karana laissé pour mort
Toujours dans le même chapitre mais cette fois à Andranomena Betsinjaky Toliara sur la route menant vers l’université Maninday, une fusillade a éclaté hier vers 11h, entre les éléments de l’Unité d’intervention rapide (UIR) du commissariat central de Toliara et quatre bandits armés. Deux des malfrats sont tombés sous les balles de la police tandis que les deux autres ont réussi à s’enfuir. Les recherches du duo se poursuivent.
D’après les explications, cet affrontement faisait suite aux renseignements émanant d’une personne de bonne volonté, avant-hier soir, ayant permis à la police de prendre en filature les présumés auteurs de l’attaque de samedi. A vrai dire, samedi vers 19h, un ressortissant karana gérant une librairie sise à Bazary be, a failli perdre la vie au moment où il sortait de l’établissement. Quatre hommes l’ont menacé avec des armes à feu et armes blanches, en l’intimant l’ordre de retourner à l’intérieur.
Une fois à l’abri des regards, les malfrats ont obligé leur proie de leur indiquer la place du coffre. Après quoi, ils ont étranglé le karana au point de le laisser pour mort, avant de s’emparer d’une somme encore indéterminée. Personne n’a su ce qui s’est passé avant la découverte
de la victime inconsciente. Cette dernière n’a d’ailleurs repris connaissance qu’à l’hôpital, retardant ainsi l’intervention de la police.
LR




