Décidément, on ne s’attendait pas à ce genre de réponse désinvolte, de la part d’une responsable de premier rang, censée apporter de plus amples explications, pour apaiser l’ire de l’opinion publique. A l’heure où cette affaire d’Ambohimalaza continue de susciter beaucoup d’interrogations et des réactions diverses, elle n’a fait qu’attiser la flamme et remettre de l’huile sur le feu.
Non seulement, elle n’a pas répondu à la question du journaliste, sur le type de poison mortel utilisé durant cette tragique fête d’anniversaire, mais elle ne veut rien savoir, carrément et point barre. A vrai dire, tout le monde veut savoir. Les familles des 29 victimes, qui traversent un deuil, veulent des réponses et demandent justice. Et en cette circonstance, il est du devoir des responsables, proches du dossier, de les rassurer, voire même de les promettre que toute la lumière soit faite sur cette affaire. C’est la moindre des choses, mais non pas d’ignorer leurs attentes ou pis encore, minimiser leur peine et de remuer le couteau dans la plaie.
Il existe plusieurs manières de ne pas répondre aux questions. Mais de là à dire que cela ne vous intéresse pas de savoir, alors que vous êtes un médecin occupant un poste clé, dépasse l’entendement. C’est une attitude qui laisse à désirer, indigne de son statut. D’habitude, un homme qu’il faut à la place qu’il faut, a réponse à tout, surtout dans une affaire brûlante qui fait polémique. Sauf que dans ce cas, on peut se permettre d’être à la fois responsable et irresponsable.
Et comme il fallait s’y attendre, cette responsable se fait dézinguer sur les réseaux sociaux. Elle a essuyé une salve de critiques et s’est fait même remonter les bretelles par ses pairs qui ne cautionnent pas un tel comportement non-professionnel. Sans le savoir, elle a déclenché une nouvelle polémique.
Andry Rabeson




