Fin de la controverse

Le débat est clos. Et inutile de le rouvrir car cela ne mène à rien et n’a plus aucune importance. C’est clair maintenant que certains cherchent manifestement à berner les employés de la Jirama, en les faisant croire que le nouveau statut dans le cadre du redressement de cette société d’Etat, n’augure pas de bonne chose, pour le personnel et l’avenir de l’entreprise. Ils ont faux sur toute la ligne et ce, depuis le début.
A dire vrai, ce sont eux qui sont les mieux informés sur les tenants et aboutissants de cette réforme inéluctable qui, sur le fond et la forme, n’implique pas une privatisation ni un licenciement massif. Mais comme leurs intérêts « personnels » seraient concernés et leurs petites combines risquent d’être révélées, il faut créer un climat de tension et inciter le personnel à faire grève, pour décrier haut et fort ce plan de redressement. Depuis des décennies, ces gens-là font passer leurs intérêts financiers personnels avant le bien public. Ces temps-là sont révolus. Le début d’une nouvelle ère.
En résumé, la Jirama n’est pas à vendre. Ce nouveau statut ne prévoit aucune mesure de compression du personnel. Et, il a fallu l’intervention du président de la République, pour dissiper les doutes et apporter un éclaircissement sur la situation loin d’être confuse. L’Etat a donné sa parole, pour dénouer les tensions et répondre aux préoccupations du personnel et des syndicats.
Criblée de dettes, la Jirama est à la peine à l’heure de la transition énergétique. Il est crucial de redresser la barre économiquement et financièrement, pour améliorer sa gestion et gouvernance, ainsi que réduire les subventions allouées qui pèsent de plus en plus lourd sur le budget de l’Etat
Le temps d’avenir n’est plus celui de mettre les bâtons dans les roues ou de semer la zizanie, mais celui d’insuffler un nouvel élan à cette réforme qui n’est pas mauvaise en soi. Le débat est clos.

Andry Rabeson

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