Le bilan s’alourdit à 31 morts dans l’affaire d’empoisonnement d’Ambohimalaza. Ce drame continue encore de défrayer la chronique et susciter l’indignation de l’opinion publique. De plus, les familles des victimes commencent à se faire entendre. Désormais pour elles, il n’y a que la vérité qui compte. D’ailleurs une plainte collective a été déposée à l’encontre de la personne qui a organisé cette fête d’anniversaire mortelle ainsi que sa famille. Désormais, ces dernières figurent sur la liste des suspects et feront l’objet d’une enquête de fond.
Et contrairement aux allégations avancées, selon lesquelles, quelqu’un de haut placé, tente d’étouffer l’affaire et disculper certaines têtes, le ministre de la Justice a été clair dans ses propos, lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée du samedi. D’après lui, les personnes visées par l’enquête, ne bénéficient d’aucune protection subsidiaire.
Sous cet angle, cette affaire va prendre une tournure judiciaire du jamais vu à Madagascar. Prochainement, tous les yeux seront rivés sur la cour criminelle. Un à un, les accusés vont répondre de leurs actes. Plus d’un piaffe d’attendre leur version des faits, d’autant que l’audience sera publique.
En attendant, les commentaires vont bon train sur les réseaux sociaux. Certains font de la récupération politique en rejetant la responsabilité sur l’Etat et ciblant plus particulièrement le ministre de la Santé publique, comme un médecin après la mort, après avoir visité les patients encore hospitalisés à l’HJRA. Neuf patients sont toujours sous traitement, dont huit sont en amélioration et prennent des médicaments énergisants. Un autre patient reste sous surveillance. Les enquêtes se poursuivent, pour aboutir à un procès.
Rakoto




