La demande en raphia ne cesse de croître sur le marché international. La hausse continuelle du prix de la matière première au niveau local, en témoigne, passant de 9.000 ariary, il y a de cela quatre mois à 11.000 ariary à l’heure actuelle.
«50% des produits artisanaux exportés par Madagascar vers l’étranger, sont à base de raphia et les grandes marques au niveau mondial revendent nos produits», a fait savoir la ministre du Tourisme et de l’artisanat, Viviane Dewa.
Elle a ajouté que peu de pays disposent de cette fibre naturelle, raison pour laquelle, il faut mettre en place une stratégie nationale pour pouvoir exploiter de manière durable cette filière.
«De ce fait, il est primordial que tous les opérateurs concernés par la filière Raphia, puissent élaborer une stratégie commune permettant à Madagascar de tirer profit de cette ressource naturelle que nous possédons en abondance, en la transformant localement avant son exportation vers les marchés consommateurs», a martelé le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa lors de l’assise qui s’est tenue, le 14 juillet à l’hôtel Radisson Blu, Ambodivona.
A noter que près de 70% du raphia exporté est encore sous forme brute, générant un revenu modeste d’environ 4 millions de dollars.
«Le raphia est exporté dans 5 continents de par le monde et fait vivre de nombreuses personnes. C’est pourquoi, il est primordial de trouver une bonne stratégie en vue de sa pérennisation et pour que cette ressource devienne un moyen de substance durable et un pilier de l’économie locale», a spécifié la ministre Viviane Dewa.
Jean Riana




