Le drame d’Ambohimalaza ne laisse personne insensible, d’autant que cette affaire évolue plus rapidement ces derniers temps. Après les auditions des enquêteurs de la Section de recherches criminelles de Fiadanana, avant-hier, celles du juge d’instruction se sont tenues hier au tribunal d’Anosy. Les représentants de deux familles formant la partie civile ont été entendus à cette occasion, tandis que ceux des autres vont leur emboîter le pas à partir de ce jour.
D’après Hasina Ratsimbazafy, père de Tiavina, une des victimes du drame d’Ambohimalaza, chaque plaignant a reçu un appel lui annonçant que le défèrement de cette affaire allait avoir lieu, hier au tribunal d’Anosy. Tous les plaignants sont arrivés sur place vers 8h du matin mais au final, le juge d’instruction n’a entendu que les représentants de deux familles victimes. Les autres vont alors attendre leur tour respectif.
Il faut savoir qu’une dizaine de familles ont déposé des plaintes aussi bien individuelles que collective contre Fenohasina, l’hôte de l’anniversaire du 14 juin. Quelques avocats se sont portés volontaires pour les défendre dans cette saga judiciaire ayant commencé vendredi. «Nous avons l’objectif de découvrir la vérité. Fenohasina ne peut pas se retirer facilement de ce drame ayant coûté la vie à 31 personnes. Or jusque-là, aucun rapprochement n’a eu lieu entre la famille de la concernée et celles des victimes», a regretté ce père de famille.
Une autre patiente sort après un mois et une semaine d’hospitalisation
Prévue initialement être entendue à la Section de recherches criminelles de Fiadanana, avant-hier dans la matinée, Fenohasina ne s’est finalement pas rendue sur place, même si des informations ont circulé selon lesquelles elle a été jugée apte à s’y déplacer. Les éléments de la gendarmerie et de la police sont alors venus l’interroger sur son lit d’hôpital, en début de soirée. Sa mère, par contre, a été placée en garde à vue à Fiadanana depuis dimanche.
Par ailleurs, une autre patiente dénommée Mbolatiana, a pu rentrer chez elle hier, après être restée pendant un mois et une semaine au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) à Ampefiloha. Jusqu’à hier donc, le drame d’Ambohimalaza a fait 31 morts dont 27 au CHU JRA. 19 ont pu sortir de cet hôpital de référence et six y poursuivent leurs soins parmi les 52 patients qu’il a pris en charge depuis les événements.
LR




