Le mégaprojet hydroélectrique de Volobe trace son chemin. L’une des tâches essentielles, consiste à finaliser la clôture financière en 2026, condition sine qua non au démarrage effectif des travaux.
Outre la mise en place des différentes infrastructures, la finalisation du closing financier, est également dans la ligne de mire du projet Volobe. EDF a rejoint les actionnaires historiques, aux côtés de l’Africa 50 et d’Axian, renforçant la crédibilité du projet.
L’engagement de ce trio solide ne peut que rassurer les bailleurs de fonds internationaux, dont la Banque mondiale, l’AFD, la Bad, ou encore la BEI. Dans ce sens, une enveloppe de 400 millions d’euros est en discussion, dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé (PPP) avec l’Etat malgache. L’objectif est de finaliser cette clôture financière en 2026, condition sine qua non au démarrage effectif des travaux.
Au cœur du projet, un barrage de 25 mètres de haut, formera un lac artificiel de 450 hectares, retenant 15 millions de mètres cubes d’eau. Avec une capacité de 120 mégawatts et un investissement estimé à 650 millions d’euros, le barrage prévu être installé dans la commune rurale d’Ambodilazana, va couvrir jusqu’à
35 % des besoins actuels en électricité du pays.
Ce projet aura des retombées économiques majeures, menant également vers la transition énergétique. « L’ouvrage sera couplé à une usine souterraine dotée de six turbines de 20 MW. L’ensemble générera 750 GWh par an, apportant un souffle nouveau à la Jirama,
le distributeur national, pour répondre à la demande croissante, notamment industrielle », explique Rémy Huber, directeur général de la Compagnie Générale d’Hydroélectricité de Volobe (CGHV), initiateur du projet.
Impact palpable
Sur le terrain, l’impact est déjà palpable. Le projet prévoit la création de 1 500 emplois durant les quatre ans de construction. La première année sera consacrée à la mise en place des infrastructures d’accès, c’est-à-dire des routes, ponts, logements pour les ouvriers, qui seront ensuite rétrocédées aux communautés, contribuant au désenclavement de la région.
Côté environnement, des études menées depuis 2017, ont permis d’élaborer des plans de gestion pour la biodiversité, les ressources en eau et les relations avec les populations locales. La collaboration étroite avec les communes concernées et les ONG, vise à concilier impératifs techniques, sociaux et écologiques.
Si tous les feux passent au vert, la centrale devrait injecter ses premiers kilowattheures dans le réseau d’ici 2030. Un projet, à la croisée des ambitions énergétiques et du développement durable de Madagascar.
Arh.




