L’Aviation civile de Madagascar (ACM) indique avoir déposé une plainte formelle auprès des autorités judiciaires malgaches pour faux et usage de faux par rapport aux documents falsifiés, ayant permis le transfert de cinq Boeing 777 vers l’Iran.
L’Aviation civile de Madagascar réfute catégoriquement toute implication dans une opération aéronautique à destination de l’Iran, pays sous embargo international. Dans un communiqué officiel, l’ACM indique que dans le cadre d’un projet de transfert pour maintenance au Kenya, la société Udaan Aviation avait obtenu de sa part un Certificat d’immatriculation provisoire, valable jusqu’au 17 avril 2025. Il y est stipulé clairement que cette autorisation ne visait qu’à permettre le déplacement de 5 aéronefs vers un atelier de maintenance agréé.
Seulement, les documents en question auraient été modifiés en prolongeant leur validité jusqu’au 12 juillet 2025. « Ces documents falsifiés ont été utilisés à l’étranger, notamment auprès de l’Aviation civile du Cambodge », selon l’ACM. D’après cette dernière, ladite autorité l’aurait saisie, le 20 juin 2025 pour la vérification de l’authenticité des documents, à l’issue de laquelle l’ACM a confirmé, le 23 juin, que les documents étaient falsifiés et que la date de validation a vaiantt été prolongée.
Collaboration active avec les autorités compétentes
Mis à part les actions en justice, elle informe collaborer activement avec les autorités compétentes pour identifier les véritables propriétaires de la société Udaan Aviation et ainsi faire la lumière sur les responsabilités engagées. Elle coopère également avec les Etats membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) conformément à l’article 21 de la Convention de Chicago, condamnant toute tentative de fraude impliquant le registre malgache ou ses procédures administratives.
A noter que si l’on se réfère au règlement aéronautique de Madagascar (RAM 5001), toute personne physique ou morale peut effectuer une réservation d’immatriculation auprès de l’ACM. Toutefois, cette autorité de l’aviation malgache
a tenu à préciser que cette démarche ne constitue pas une immatriculation officielle tout en spécifiant que celle d’un aéronef n’est considérée complète qu’après la délivrance d’un Certificat d’immatriculation définitif validé par l’ACM. Une fois inscrits, les aéronefs se voient attribuer le préfixe « 5R » qu’ils soient à usage commercial ou privé.
Jean Riana




