Dans le cadre du sommet de la Sadc 2025, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la Coalition pour le climat et la qualité de l’air (CCAC) ainsi que le secrétariat de la Sadc ont organisé un atelier sur la qualité de l’air hier au Novotel Alarobia.
C’est un événement où Madagascar, par le biais du ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd) et de ses techniciens, a partagé des solutions concrètes qui ne sont encore que les premiers pas dans la lutte contre la pollution. Entre autres, des foyers améliorés dans les ménages au lieu du charbon de bois traditionnel, du charbon de bois écologique produit localement pour limiter la déforestation ainsi que l’amélioration de la mobilité électrique à travers un projet financé par les Jeunes Européens fédéralistes (Jef) à hauteur de 2 millions d’euros pour une durée de 4 ans et qui va se concentrer à Antananarivo et Toamasina. Dans cette optique, il faut noter que des taxis et des bus électriques sont déjà sur les routes du pays, en remplacement des véhicules polluants. «Nous disposons déjà de ces solutions simples, efficaces et adaptées au contexte. Développons-les à grande échelle», a incité le ministre de l’Environnement, Max Fontaine Andonirina, lors de son allocution à l’ouverture de cet atelier. Il a ajouté que ce ne sont que des premiers pas, mais on devrait aller plus loin. «Comme l’action nationale ne suffit pas, on a ainsi besoin d’une solidarité régionale et d’une réglementation harmonisée», a-t-il indiqué.
Un atelier politique, opérationnel et stratégique
L’atelier n’est pas seulement une réunion technique mais il est également à la fois politique, opérationnel et stratégique, souligne le Medd. Dans ce contexte, trois axes ont été considérés. Premièrement, renforcer la coopération régionale dans un esprit de solidarité et de confiance. Deuxièmement, capitaliser sur les expériences des uns et des autres par le biais d’échanges techniques et de formations et troisièmement, définir une feuille de route commune pour la mise en œuvre des 37 actions prioritaires du Programme africain pour un air pur (PAAP) dans les cinq secteurs clés.
A tout cela s’ajoute aussi la mobilisation des ressources et des partenariats. «Rien ne sera possible sans financement. Mais tout devient possible lorsque nous nous organisons, persuadons et mobilisons», a conclu Max Fontaine Andonirina. Il cite le Fonds vert pour le climat (FVC), le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le Fonds pour l’air pur ainsi que les coopérations bilatérales parmi les éventuels partenaires et ressources.
Sera R.




