Destination vacances: les gares routières sont au top de leurs trafics

Après avoir retrouvé leur vitesse de croisière après les examens du CEPE, les gares routières se retrouvent actuellement au top de leurs trafics en cette période de vacances après les épreuves du baccalauréat, cela au bonheur des coopératives. En effet, la barre de 120 voitures qui prennent les départs au quotidien, contre une centaine auparavant, est dépassée hier aussi bien au « Fasan’ny Karana » qu’à la gare routière d’Andohatapenaka. La majorité des passagers sont des vacanciers et des marchands issus des régions qui se déplacent vers la capitale afin de faire leurs emplettes.

A la gare routière Maki d’Andohatapenaka, 169 voitures ont pris le départ hier embarquant plus de 3.000 passagers. Avec ses 71 voitures et 1.249 passagers, Mahajanga (RN 4) reste toujours la destination phare de cette gare. Elle est suivie par la RN 6 avec ses 41 voitures et 697 passagers. Toamasina est à la troisième place avec ses 40 voitures et 732 passagers.
Au «Fasan’ny Karana», 126 voitures, embarquant 2.306 passagers, ont pris le départ hier. Avec ses 93 voitures et 1.710 passagers, la RN 7 reste toujours la plus prisée pour les habitués de cette gare, en particulier la destination Ambositra et Fianarantsoa avec ses 50 voitures et 929 passagers.
«On a à peu près la même affluence que l’année dernière à la même période», ont indiqué les coopératives de ces deux gares routières. De noter cependant que l’affluence enregistrée avant la pandémie n’est pas encore reconquise. En effet, selon leurs dires, en 2019, à la même période, en moyenne 150 voitures ont réussi à prendre le départ au «Fa­san’ny Karana» contre 130 voitures à la gare routière d’Andohatapenaka.

La charge d’exploitation en hausse
Les propriétaires des voitures déplorent actuellement la hausse de la charge d’exploitation, notamment sur les entretiens ainsi que la con­sommation de carburants, à cause des états actuels de la route. S’il a fallu auparavant 9 heures de route pour relier Antananarivo et Fianaran­tsoa, cela n’est plus possible actuellement qu’au moins 12 heures. On a à peu près la même situation pour relier Antananarivo et Toamasina. «Une situation nous obligeant à engager parfois deux chauffeurs selon l’arrêté ministériel en 2008 qui stipule que les voitures de la zone nationale devraient être con­duites par deux chauffeurs qui se relayeront si la durée du trajet dépasse les 8h», déplorent les coopératives. De rassurer ensuite que malgré cette situation, aucune révision à la hausse du frais de transport n’est encore envisagée.

Sera R.

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