« Je ne connaissais pas cet homme avant notre déplacement à Londres. Il a seulement servi d’intermédiaire. Je n’ai rien à cacher dans cette affaire», a fait savoir le Général Richard Ravalomanana, hier à Anosy.
Un ressortissant indien répondant au nom de Singh Khushwinder, fait actuellement l’objet d’un avis de recherche, en tant que suspect principal dans la falsification des documents relatifs à l’octroi d’immatriculation provisoire à cinq Boeing de la compagnie aérienne, Mahan Air. A mentionner également, cet individu est aussi connu en tant que conseiller bénévole auprès du Sénat et investisseur étranger. Du coup, certains sous-entendent et accusent même le président du Sénat, Richard Ravalomanana, d’être de mèche avec lui dans cette affaire qui prend maintenant une tournure internationale.
Sommé de s’expliquer sur ses liens avec Sing Khushwinder, le président du Sénat, le général Richard Ravalomanana, a tenu à clarifier les choses. Il a catégoriquement nié toute proximité ou partenariat avec Singh Khushwinder, en précisant qu’il s’agit d’un simple contact établi lors d’un voyage institutionnel au Royaume-Uni.
«Il m’a été présenté comme une personne ayant des relations de haut niveau, notamment avec un doyen de la Chambre des Lords. C’est dans ce contexte que je l’ai connu», a-t-il précisé. « Il n’a jamais été conseiller spécial, mais seulement conseiller bénévole. Et dès que cette affaire a éclaté au grand jour, j’ai immédiatement mis fin à ses fonctions ».
Cet homme d’affaires indien aurait présenté plusieurs projets d’envergure qu’il souhaitait développer à Madagascar, dans les domaines tels que l’énergie, la santé ou encore la production industrielle.
Le président du Sénat a également révélé avoir déjà limogé trois membres de son cabinet pour des comportements jugés inappropriés : «Il n’y a pas de favoritisme chez moi. Je ne protège personne. Je suis pour la transparence et je n’ai peur de rien».
S.A




