Dans l’optique de valoriser le travail des ingénieurs agronomes, l’’Ecole supérieure des sciences agronomiques (ESSA) accueille du 1er au 5 septembre, le Salon de l’Agronomie 2025, sous le thème «Développement agricole et systèmes alimentaires durables : au carrefour des défis actuels et futurs».
Depuis 1963, l’’ESSA d’Antananarivo a formé plus de 5.000 étudiants. Chaque année, une centaine d’ingénieurs agronomes y sortent diplômés, dont 80 % s’impliquent directement en milieu rural. Ces jeunes professionnels accompagnent les producteurs, conçoivent des solutions adaptées et soutiennent des projets agricoles innovants. L’événement met en avant l’agriculture comme levier essentiel de développement durable à Madagascar réunissant le monde académique, les opérateurs privés et les institutions.
Cette édition met aussi en avant la jeunesse. Ingénieurs, chercheurs, entrepreneurs et innovateurs de demain sont appelés à exploiter les vastes terres disponibles et à bâtir une agriculture résiliente.
Pour le directeur de l’ESSA, le Dr Hery Razafimahatratra, le Salon est « une vitrine des résultats de la recherche appliquée ». Mais la réussite ne peut se concrétiser, selon lui, qu’avec des partenariats dont le secteur privé, pour combler le manque de compétences qualifiées dans le pays.
Accélérer la transformation agricole
Dans cet élan, la sécurité alimentaire reste un enjeu de taille. La secrétaire d’Etat chargée du dossier, Tahian’Ny Avo Razanamahefa, l’a rappelé en inaugurant le Salon, hier à Ankatso, « la sécurité alimentaire est la seule voie vers un développement durable ».
Elle soutient également la nécessité de « renforcer la coopération entre les acteurs du secteur, pour faire face aux défis climatiques et environnementaux ». Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) partage la même vision. Son secrétaire général, Gaëtan Ramindo, a souligné que «la transformation agricole repose sur la recherche et l’innovation».
Au programme, exposition, conférences, forums et animations interactives favorisant les échanges entre étudiants, chercheurs, producteurs et décideurs. Le programme national entrepreneurial «Fihariana» participe également à l’événement. L’institution propose des financements allant jusqu’à 200 millions d’ariary, garantis par l’Etat, ainsi qu’un accompagnement technique et financier pour la création d’entreprises.
Arh.




