Madagascar intensifie ses préparatifs pour éviter toute sanction ou inscription sur la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi). Prévue dès début 2026, l’évaluation portera sur la conformité du pays aux normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de la prolifération (LBC/FT/FP).
A ce jour, les instances compétentes jugent que 29 des 40 recommandations du Gafi seulement sont satisfaites. Ce retard place l’île sous pression dans un contexte régional de plus en plus exigeant en matière de transparence financière.
Dans ce cadre, un atelier de pré-évaluation se tient du 22 au 26 septembre à Antananarivo, en partenariat avec l’ESAAMLG (Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group). L’objectif est de renforcer les capacités nationales, d’assainir la compréhension des critères du Gafi et de démontrer les progrès réalisés. «Notre objectif est d’atteindre au moins 35 recommandations conformes d’ici 2026», a indiqué le directeur général du Samifin, Mamitiana Rajaonarison.
Réformes lentes, mais nécessaires
Parmi les défis identifiés, la lenteur des réformes législatives reste un frein majeur. L’élaboration des lois relatives à la LBC/FT/FP suit des circuits institutionnels lourds, nécessitant l’approbation parlementaire avant toute mise en œuvre. Malgré cela, le Samifin se veut rassurant. Son directeur général affirme sa détermination d’accélérer la dynamique de mise en conformité.
N.A




