Les masques sont tombés pour l’opposition et ses partisans. La manifestation annoncée jeudi contre les délestages et coupures d’eau dans la capitale n’est en réalité, pour beaucoup de responsables publics, qu’une opération de déstabilisation orchestrée par l’opposition qui récupère politiquement les problèmes d’approvisionnement en eau et électricité.
Par le biais des réseaux sociaux notamment, ces derniers ne s’en cachent plus et appellent au trouble dans le but de provoquer un «Népal bis». Certains vont jusqu’à diffuser les domiciles et photos d’élus et hauts dirigeants étatiques. Certains conseillers municipaux ont également profité de cette situation pour déposer une demande d’autorisation de manifester auprès de la préfecture.
En réaction, les ministres, élus et hauts responsables ont lancé des appels au calme et rappelé les efforts concrets déployés par le gouvernement et le président de la République pour remédier aux délestages intempestifs. Ils ont rappelé que les crises cycliques traversant le pays ont uniquement aggravé la récession économique.
La sénatrice Lalatiana Rakotondrazafy a exprimé son point de vue en ces termes : «Soyons clairs : Madagascar n’a pas besoin davantage de crises. L’opposition ne cache plus son intention de semer la haine. Elle rêve de reproduire ce qui s’est passé au Népal. Un terrorisme psychologique se répand, et ils commencent à crier «Dégagez, partez». Elle ajoute : «Leur plan est de perturber et détruire, et on verra ce qui adviendra ensuite. C’est une irresponsabilité qui revient à tuer le pays».
Elle souligne enfin que la destruction ne résout pas les problèmes de pauvreté et d’accès à l’eau. «Pensez-vous que tout détruire fera disparaître ces difficultés ? La réponse est clairement non. Cette attitude est inacceptable et ne mènera pas à une solution», renchérit-elle.
Rakoto




