Les seuils internationaux de pauvreté ont été mis à jour en juin 2025. Les trois seuils de pauvreté sont désormais les suivants : moins de 3 dollars (extrême pauvreté ; faible revenu) ; moins de 4,20 dollars (revenu intermédiaire inférieur) et 8,30 dollars (revenu intermédiaire supérieur).
Selon une nouvelle étude de la Banque mondiale et de l’Unicef – la première à utiliser les seuils de pauvreté mondiaux récemment révisés par la Banque mondiale -, «près d’un enfant sur cinq vit dans l’extrême pauvreté». En 2024, quelque 412 millions d’enfants âgés de 17 ans ou moins vivaient dans des ménages disposant de moins de 3 dollars par jour, le seuil d’extrême pauvreté appliqué aux pays à faible revenu.
En dix ans, le nombre d’enfants extrêmement pauvres a diminué, passant de 507 millions en 2014 à 412 millions en 2024. Mais ce recul reste plus lent que pour l’ensemble de la population mondiale. Les enfants représentent plus de la moitié des personnes vivant dans l’extrême pauvreté, alors qu’ils ne constituent que 30 % de la population mondiale.
Afrique subsaharienne
La pauvreté infantile se concentre désormais en Afrique subsaharienne et dans les pays en situation de conflit. Dans cette région, 52 % des enfants vivent encore dans l’extrême pauvreté, un chiffre inchangé depuis 2014. Plus de 312 millions d’enfants y survivent avec moins de 3 dollars par jour. À l’inverse, l’Asie du Sud et l’Asie de l’Est ont enregistré une baisse importante, l’Inde en tête.
D’autres régions connaissent une évolution inquiétante. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le taux d’extrême pauvreté infantile a presque doublé en dix ans, passant de 7,2 % à 13,3 %.
Pour la Banque mondiale, la croissance économique seule ne suffit pas. «Il faut investir davantage dans les infrastructures, le capital humain et les institutions», souligne Luis Felipe López-Calva. L’Unicef rappelle pour sa part que «mettre fin à la pauvreté des enfants est un choix politique», appelant à renforcer l’accès à l’éducation, la santé, la nutrition et la protection sociale.
Arh.




