Activité économique: le délestage, premier frein pour les entreprises

Le délestage constitue le principal obstacle à la croissance des entreprises malgaches au deuxième trimestre 2025. Selon les résultats de l’Enquête sur la conjoncture économique (ECE) menée par la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), « 75,4 % des entreprises interrogées », estiment que les coupures d’électricité constituent la première entrave à leurs activités. Ces données, re­cuei­llies auprès de 222 entreprises de tous secteurs en juin et juillet, confirment l’ampleur du problème énergétique qui affecte l’ensemble du tissu productif du pays.
Les perturbations du réseau électrique ont éclipsé d’autres préoccupations, telles que l’ « incertitude économique » (69,8 %) ou la « pression fiscale » (63,3 %), pourtant souvent pointées du doigt par les opérateurs. Cette hiérarchie des difficultés souligne combien la crise énergétique pèse désormais sur le climat des affaires à Madagascar.
De nombreuses entreprises évoquent une véritable paralysie de leurs chaînes de production, les arrêts intempestifs des machines entraînant une baisse notable de la productivité. A cela s’ajoutent des coûts d’exploitation en hausse, notamment en raison de l’achat et de l’entretien de groupes électrogènes ainsi que des dépenses supplémentaires en carburant.
Pour dire que les répercussions du délestage dépassent le simple cadre économique. Plusieurs chefs d’entreprise soulignent également « les tensions sociales » engendrées par les interruptions de travail, qui perturbent la planification des équipes et altèrent la motivation du personnel. Sur le plan commercial, cette situation compromet la compétitivité des sociétés locales, qui peinent à assurer la continuité de leurs services face à leurs concurrents mieux équipés ou implantés à l’étranger.

Arh.

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