Constat amer. La filière vanille s’effondre à Madagascar où le prix continue de chuter jusqu’à atteindre 2.500 ariary le kilo, pour la vanille verte, moins cher que le haricot vert. Selon le patron du groupe Sodiat, Maminiaina Ravatomanga, membre du Conseil de la vanille (CNV), récemment lors d’une émission télévisée, la libéralisation du secteur serait la cause principale de ce déclin. Et la manipulation politique n’a pas arrangé pas les choses.
« Néanmoins, le redressement reste encore possible », a-t-il spécifié. Dans cette optique, il a lancé un appel aux acteurs de la filière à ne pas se laisser influencer par les politiciens.
Il a également avancé que le gouvernement et les décideurs du secteur devraient leur laisser le champ libre pour redresser cette filière à leur manière. Maminiaina Ravatomanga a insisté sur le fait que le CNV avait déjà élaboré une réforme structurelle, en vue de la relance de la filière. Malheureusement, des décisions d’ordre politique auraient mis fin à leur initiative.
« Le défi est de taille, mais la filière peut encore être sauvée », a estimé le patron du groupe Sodiat. Dans ce cadre, il a souligné que la réforme est une nécessité pour espérer obtenir des résultats concrets et durables.
Jean Riana




