L’instabilité freine le développement d’un pays, extrêmement préjudiciable à la population et aux activités économiques. Mais après 17 jours de manifestations intenses menées par des jeunes, revendiquant des solutions durables, face aux problèmes d’approvisionnement en eau et électricité, la tension ne baisse pas d’un cran.
« Seul le dialogue règlera ce problème et il n’est jamais trop tard », a avancé Gérard Ramamimampionona, ancien membre du Comité de Fihavanana Malagasy (CFM).
Et même son de cloche du côté du président de la République qui a pris l’initiative d’organiser une concertation nationale, pour écouter, échanger avec toutes les parties prenantes y compris les jeunes, dans l’objectif de trouver des solutions aux problèmes existants.
« Une attitude digne d’un dirigeant, c’est de savoir écouter et de dialoguer avec franchise en tout temps. C’est le sens même du Soatoavina Malagasy », a souligné Gérard Ramamimampionona. Selon lui, dans le contexte actuel, le dialogue national s’impose comme une nécessité.
Qui mènera la danse ?
Jusqu’ici, seul le Conseil œcuménique des Eglises Chrétiennes de Madagascar (FFKM) a affiché sa volonté à mener cette concertation. Les 4 chefs d’églises sont toujours considérés comme des « Raiamandreny » crédibles dans de tel contexte. «Les personnes sages, intellectuelles devraient toutes figurer au sein de la commission consultative en vue d’un dialogue constructif », a-t-il fait savoir.
« Ni les armes, ni le trouble et encore moins la violence ne peuvent résoudre les problèmes du monde. Seul le dialogue sincère entre citoyens apaisera cette tension », a-t-il conclu.
RM




