Comme convenu, le Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’Enseignement supérieur (Seces), section Antananarivo s’est rassemblé hier sur l’esplanade d’Ankatso pour faire entendre une voix collective face à la situation politique et sociale actuelle à Madagascar. Cette prise de position publique intervient dans un contexte marqué par une montée des tensions entre les forces de l’ordre et la population, notamment les jeunes qui manifestent pour des changements structurels.
Les enseignants mobilisés expriment leur inquiétude face à l’usage de la force contre des manifestants pacifiques, et dénoncent plus largement une dégradation des droits humains. Ils pointent notamment le déni de dialogue, les violences commises au nom de l’ordre public, ainsi qu’un sentiment généralisé d’abandon dans les secteurs clés comme l’enseignement.
L’enseignement est au cœur des revendications. Les intervenants alertent sur l’état critique des infrastructures, l’insuffisance des services de base (eau et électricité), et les difficultés croissantes pour les étudiants d’envisager un avenir professionnel stable, même après des années d’efforts. Ce manque de perspectives pousse de nombreux jeunes à envisager l’exil comme unique issue alerte le Seces. Dans leur déclaration, les membres du Seces appellent la nécessité de respecter la Constitution, en particulier le droit à la liberté d’expression.
Fahranarison




