L’inflation continue de peser sur la consommation des ménages malgaches. Et une nouvelle flambée du prix du riz, est à craindre. D’ailleurs, depuis la semaine dernière, les prix du riz local enregistrent une augmentation notable, atteignant jusqu’à 200 ariary le kilo, voire plus sur les marchés.
Le riz Manalalondo, par exemple, est passé de 3.500 ariary à 3.700 ariary le kilo, tandis que le Diste et le Makalioka s’affichent désormais à 3.500 ariary, contre 3.300 ariary il y a quelques semaines. Même tendance à la hausse pour le Tsipala qui a vu son prix passer de 3.000 à 3.200 ariary le kilo.
Selon Ferdinand, un épicier du quartier d’Ambondrona, « cette flambée est la conséquence directe de la crise socio-économique qui secoue actuellement le pays, aggravée par la récente hausse du prix du gasoil » et « ce n’est que le début ».
« On est en train de subir les conséquences de cette crise. Le prix du riz ne cesse d’augmenter, mais nous ne pouvons pas répercuter cette hausse sur nos plats. Depuis le 25 septembre, les clients se font rares », a indiqué Tojoniaina, un gargotier à Behoririka.
Cet épicier a fait remarquer que le prix du riz a tendance à augmenter vers le mois d’octobre et novembre. « Pour nous les épiciers, on ne fait que suivre la tendance des prix, si les prix auprès des grossistes connaissent une hausse conséquente, on n’a d’autres choix que d’ajuster dans ce sens le prix sur nos étales », a-t-il souligné.
D’après ce dernier, en l’espace d’une semaine, le prix du sac de riz local a connu une hausse de 5.000 ariary à 7.000 ariary, selon leur variété. Pour les riz importés, le prix demeure encore stable jusqu’à présent, en dessous de 3.000 ariary le kilo.
Jean Riana




