Des coups de feu ont retenti, hier soir vers 19h à Ivandry. Il ne s’agissait pas d’une attaque à main armée, ni d’une intervention policière pour démanteler une bande de malfaiteurs. En réalité, les éléments de la garde présidentielle ont tiré sur deux drones observés au-dessus du convoi présidentiel depuis la capitale. Le président de la Refondation de la République a pu rentrer chez lui sain et sauf.
Soirée mouvementée, hier à Ivandry. Des tirs de rafale ont été entendus jusqu’à Ambodivonkely Ambohimanarina, selon une source locale. Quelques instants après, la direction de la communication de la Présidence de la refondation a publié une communication pour faire un compte rendu de la situation.
En réalité, les éléments de la garde présidentielle ont remarqué la présence de deux drones survolés le cortège, depuis la capitale au moment où le président de la Refondation de la République (PRRM), le colonel Michaël Randrianirina, allait chez lui.
Ainsi, au niveau de la pharmacie d’Ivandry, la garde présidentielle a décidé d’ouvrir le feu sur les appareils volants, mais les pilotes ont réussi à esquiver les tirs et à éviter la destruction. Puis un autre drone a été repéré quand le convoi a repris la route. En tout cas, le PRRM a pu rentrer chez lui où des dispositifs de sécurité d’ampleur ont été déployés. Les responsables de la sécurité sont à pied ‘œuvre pour localiser le(s) centre(s) de commandement de ces drones.
Coïncidence ou suite logique ?
Selon la direction de la communication de la présidence, un autre drone a déjà suivi l’itinéraire du PRRM quand il allait rentrer chez lui, avant-hier soir. Or, personne n’ignore que dans la nuit de mercredi, le président en personne avait intercepté des camions de remblais sur la route By-pass. Et avant-hier matin, il s’est rendu sur place pour contrôler personnellement lesdits remblayages illicites.
Entretemps, des publications accusant le ministre de l’Aménagement du territoire d’avoir donné l’autorisation de remblayage sur place, ont inondé la toile. Des allégations réfutées par le principal concerné, sachant que ladite autorisation concernait exclusivement «les terrains qui ne sont pas susceptibles de provoquer des inondations dans la ville des Mille».
A rappeler notamment que le 15 avril, le directeur de la communication auprès de la Présidence, Harry Laurent Rahajason, a donné un point de presse pour informer la population que dans la nuit du 12 au 13 avril, cinq drones ont été détectés en train de survoler la résidence présidentielle à Ivandry, équipée de caméras infrarouges.
Ainsi durant le défilé militaire du 26 juin à Mahamasina, des vitres blindées ont été installées sur la tribune officielle afin de sécuriser au maximum les officiels et particulièrement les invités d’honneur.
LR




