Les revendications du Syndicat des travailleurs de la Jirama (SMJ) restent entières. Depuis leur annonce le 30 septembre, les employés de la compagnie nationale d’eau et d’électricité rejettent fermement le nouveau statut récemment appliqué à l’entreprise. Selon eux, ce texte, dont les objectifs ne sont pas clairement définis dans le décret, remet en cause les missions fondamentales de la Jirama.
Le SMJ demande le rétablissement complet des activités initiales de la société à savoir, la production, le transport et la distribution d’énergie. Pour les syndicalistes, toute modification de la structure actuelle affaiblirait le service public et mettrait en péril la continuité des prestations aux usagers.
Le syndicat réclame aussi l’application immédiate de la Convention collective, jugeant que les droits du personnel ne sont plus respectés. Il dénonce par ailleurs des licenciements jugés abusifs et l’arrestation de plusieurs membres du personnel, qu’il considère comme une tentative d’intimidation.
Après une déclaration publique à Faravohitra, des représentants du syndicat se sont rendus sur la place du 13 mai, haut lieu des mobilisations sociales à Antananarivo, pour faire entendre leurs revendications. Le mouvement entend désormais adresser officiellement ses doléances à l’Etat et à la direction de la Jirama. Leur mobilisation, disent-ils, vise à défendre non seulement leurs droits, mais aussi la pérennité d’un service essentiel à la vie quotidienne des Malgaches.
Arh.




