Schéma classique !

Madagascar est actuellement dans un schéma classique d’une crise politique à répétition, marquée à chaque fois par l’éviction du président de la République élu et par ricochet la fin d’un régime constitutionnel. A citer les événements de 1991, 2001, 2009 qui devraient rester dans les annales, comme des leçons d’histoire pour le futur. Et celui de 2025 ne se diffère pas beaucoup des autres, défrayant la chronique même bien au-delà des frontières.
Après avoir vécu quatre crises politiques, tout le monde connaît la suite. En se conformant à la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC), le nouveau président de la République par intérim, le Colonel Mickaël Randrianirina prêtera serment ce jour à Ambohidahy. A travers cette cérémonie d’« investiture », Madagascar entre dans une période transitoire, permettant au Conseil présidentiel de la Refondation de la République, d’organiser une nouvelle élection présidentielle, d’ici deux ans. S’ensuivra la formation d’un nouveau gouvernement et ainsi de suite.
En même temps, comme il fallait s’y attendre, les instances internationales commencent à sortir de leur silence, en tenant le même langage et rhétorique politique démocratique de circonstance, synonyme de non-reconnaissance du nouveau régime en place. Après l’Union africaine qui a condamné ce « changement anticonstitutionnel », tous les yeux sont maintenant braqués sur les partenaires techniques et financiers de Madagascar, entre autres, l’Union européenne et les différentes organisations des Nations-Unies, sans oublier les pays partenaires de la Grande île.
Et certains ont déjà emboîté le pas à l’Union africaine, après des réunions d’urgence qui se sont succédé à tous les niveaux, pour décider du sort du Conseil présidentiel de la Refondation de la République. Les Nations Unies viennent de condamner cette prise de pouvoir par les militaires. Schéma classique.

J.R

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