Le Syndicat des Industries de Madagascar (Sim) fait appelle à une véritable réforme en misant sur l’industrialisation. Cependant, cela ne peut se faire sans passer par une réforme politique avantageant la production nationale plutôt que les importations.
«Il est temps de changer de paradigme, car la refondation de Madagascar ne se fera pas sans la force de l’industrie », a noté Tiana Rasamimanana, président du Sim. Il a même précisé que l’industrie se trouve être la colonne vertébrale de la souveraineté économique et sociale dans la Grande île. Par ailleurs, l’industrialisation figure parmi les priorités de l’Etat malgache se reposant sur une stratégie tournée sur le développement des secteurs clés comme l’agribusiness, le textile, les technologies de l’information et de la communication (TIC), les industries légères…
« Chaque usine, chaque ligne de production, chaque emploi industriel créent une valeur réelle qui fait vivre des familles, soutient nos agriculteurs, forme nos jeunes et alimente les recettes de l’Etat », a noté le président du Sim. A cet effet, il réclame à ce que le secteur de la production locale bénéficie d’une attention particulière.
Politique désavantageuse
« L’industrie qui se trouve être un pilier de développement majeur reste fragilisée par des politiques encourageant davantage l’importation que la production locale » a signalé Tiana Rasamimanana. C’est la raison qui l’a incité à avancer l’idée d’une réforme structurelle qui encourage l’industrialisation à Madagascar. Le Sim a d’ailleurs spécifié que l’industrie ne se limite pas seulement à l’usine de production, mais s’étend aussi aux agriculteurs et aux éleveurs touchant également d’innombrables foyers qu’ils font vivre.
Autrement dit, la véritable innovation réside dans la valorisation des compétences locales tout en encourageant les Malgaches à choisir le « Vita malagasy ». Toutefois, les politiques gouvernementales sur lesquelles l’industrie peut véritablement s’appuyer demeurent insuffisantes et il est temps que cela change vu que cette situation détruit de manière progressive l’industrie malgache et réduit la valeur des produits locaux.
Jean Riana




