Une ère de révolution sociale

Actuellement, on assiste un peu partout dans le monde à des mouvements de con­testation visant à renverser le régime en place. Ces mouvements sont dirigés par des jeunes tels que ceux du mouvement Gen Z. Et ce n’est pas seulement à Mada­gascar que cela s’est produit. Aucun continent n’en est épargné.
Entrainés par la fou­gue de leur jeunesse, ils remettent en question tout le système qui existe et ne manquent pas de de­mander un véritable chamboulement des choses, au risque de leur vie et de leur liberté sous les grenades lacrymogènes et les balles réelles. Beau­coup n’en sont pas sortis indemnes.
Il faut reconnaitre qu’à travers leurs actions, ces jeunes ont donné une leçon de vie et de courage. Ils ne se satisfont pas de la chute du régime en place, ils poursuivent leur engagement en restant vigilants face à toute décision susceptible d’affecter l’atteinte de leurs objectifs (nomination des nouveaux dirigeants, …).
La vérité est qu’ils ne veulent pas qu’on leur vole leur révolution car de l’autre côté, les dinosaures politiques rêvent déjà de reprendre du service. En effet, pour cette catégorie d’hommes politiques, toute opportunité est bonne à saisir pour s’accrocher aux rênes du pouvoir.
Pourtant, leurs objec­tifs sont diamétralement opposés à ceux des jeunes. Pour eux, il est essentiel que les choses restent telles qu’elles sont. Un change­ment radical risquerait de les mettre à l’écart, eux qui sont habitués au principe du « laisser aller, laisser faire ».
Et dans ce contexte bien précis, les jeunes ne veulent pas se sentir écartés du processus de transformation de système qu’ils ont eux-mêmes exigé et initié. Une position à laquelle les dinosaures politi­ques s’opposent. Ce qui est compréhensible dans une certaine mesure car ils risqueraient d’être emportés par le vent du changement.
Compte tenu de cette situation, on assiste sans nul doute à un véritable conflit de gé­nération. D’un côté, il y a les jeunes qui veulent que les choses évoluent et le plus vite possible. De l’autre, les dinosaures politiques qui n’aspirent qu’à ce que les choses continuent comme par le passé.
Or, le monde change, les choses évoluent. Et qu’on le veuille ou non, le processus de changement devient inéluctable. Ce changement est souvent brutal. Karl Marx lui, parle d’une véritable révolution dans son ouvrage intitulé « Contribution à la critique de l’économie politique ».
Il y annoncait : « A un certain stade de leur développement, les forces productives entrent en contradiction avec les rapports sociaux de production ou ce qui n’en est que leur expres­sion juridique … Alors s’ouvre une ère de ré­volution sociale ».

Ranaivo Lala Honoré

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