Dans un contexte de crise persistante dans le secteur éducatif, les enseignants intensifient leur mobilisation pour réclamer des conditions de travail dignes. Une déclaration commune, signée par des éducateurs et responsables des Lycees, CEG, EPP et autres établissements, réaffirme leur détermination à faire entendre leurs revendications. Le mouvement se traduit par un arrêt des activités pédagogiques, qui se poursuit dans plusieurs établissements, afin de dénoncer les brimades et le non-respect de leurs droits.
Dans leur déclaration, les enseignants rappellent qu’ils sont prêts à former et soutenir leurs collègues, pour garantir la continuité de l’enseignement dès que leurs revendications seront entendues.
Parmi leurs exigences, l’arrêt immédiat des pressions et harcèlements envers les enseignants, notamment ceux qui réclament leurs droits et la garantie du maintien des salaires, en particulier pour les maîtres Fram dont les rémunérations sont déjà très modestes. A cela s’ajoute une intervention urgente du gouvernement pour résoudre les problèmes structurels du système éducatif.
Les enseignants soulignent que leur mobilisation vise non seulement à améliorer leurs conditions de travail, mais aussi à alléger les dépenses des familles et renforcer durablement l’éducation à Madagascar. Leur message se termine par un slogan fort : « Mpanabe manova ifotony – Masina ny fanabezana » ou les enseignants qui changent les fondements. L’éducation est sacrée. Cette initiative envoie un signal clair : protéger les droits des enseignants, c’est protéger l’avenir des enfants et de toute la nation, et le mouvement actuel montre que les éducateurs ne comptent pas relâcher la pression tant que leurs demandes légitimes ne seront pas satisfaites.
Rakoto




