Le Cercle de Réflexion des Economistes de Madagascar (Crem) tire la sonnette d’alarme. La crise persistante au sein de la Jirama, est synonyme d’une gouvernance défaillante. Ces experts préconisent « des réformes fondées sur la transparence, la compétence et la redevabilité, avec un mécanisme de stabilisation à la pompe, une meilleure valorisation des ressources locales ».
Face à une conjoncture morose, le Crem appelle à replacer le bien-être du citoyen au cœur des priorités publiques. L’eau et l’énergie, deux secteurs vitaux, doivent devenir une priorité nationale. La mauvaise gestion de la Jirama révèle, selon les économistes, l’urgence d’instaurer des réformes structurelles fondées sur la transparence, la compétence et la redevabilité.
«La crise de la Jirama illustre les failles d’une gouvernance inefficace. Le Crem préconise des réformes fondées sur la transparence, la compétence et la redevabilité, avec la mise en place d’un mécanisme de stabilisation à la pompe, une meilleure valorisation des ressources locales», lance la Crem.
La clé du redressement passe d’abord par la bonne gouvernance. «Le Crem plaide pour une lutte sans concession contre la corruption, la mobilisation accrue des ressources internes et la création d’un marché boursier national afin de renforcer la transparence et d’attirer les investissements», comme l’a soulevé le Pr Rakoto David Olivaniaina, président du Crem.
Le Cercle propose aussi de recourir davantage à des instruments financiers locaux, tels que les Bons du trésor, pour financer le développement sans dépendre excessivement de l’aide extérieure.
Refondation participative
Les économistes aspirent à une refondation participative, impliquant toutes les forces vives : secteur privé, société civile, diaspora, jeunes et femmes. Ils encouragent la création d’un Conseil économique, social et culturel, espace de dialogue et de propositions pour un développement partagé.
Pour le Crem, Madagascar doit bâtir un modèle économique fondé sur ses propres forces, garantissant sa stabilité et sa souveraineté. «Une gouvernance exemplaire et une gestion publique efficiente sont les leviers essentiels d’un redressement durable», affirme le Dr Hubert Rafaliarisoa, vice-président du conseil d’administration.
Arh.




