Place du 13 Mai : les partisans d’Andry Rajoelina exigent son retour au pays

Liberté d’opinion et d’expression. Les partisans de l’ancien président Andry Rajoelina, ont organisé samedi un rassemblement sur la Place du 13 mai, pour réclamer son retour au pouvoir. Parmi les figures présentes, Marie Michelle Sahondrarimalala, ancienne ministre de l’Education nationale et Rinah Rakotomanga, conseillère spéciale de l’ex-chef de l’Etat.

Les fervents partisans de Andry Rajoelina haussent le ton, pour réclamer le retour du «président» au pays et au pouvoir. Pour eux, Andry Rajoelina reste le président légitime de la République de Madagascar. Dans ce sens, Marie Michelle Sahondrarimalala, a dénoncé la mesure prise par le gouvernement, de retirer
la nationalité malgache à Andry Rajoelina, qui «n’est pas conforme à la loi». Elle a exhorté le gouvernement à revenir sur sa décision.
L’ancienne ministre de l’Education nationale estime également que les élections contraires à la Cons­titution constituent une violation de la loi. De ce fait, elle dénonce des abus de pouvoir perpétrés par le colonel Michaël Randrianirina et les violations avérées de la législation.
«Même s’il s’agissait d’un coup d’Etat, il aurait au moins dû respecter la Cons­titution», a-t-elle ajouté, précisant que le silence observé par les partisans de Rajo­elina ne signifiait pas qu’ils cautionnent cette situation.
D’après toujours ses propos, les fi­dè­les partisans de Andry Rajoelina, depuis la cérémonie d’investiture du nouveau régime, les intimidations se multiplient. Les chefs fokontany sont con­traints de procéder à des passations forcées de pouvoir. Selon eux, le pays est aujourd’hui dirigé de manière autoritaire et arbitraire.
Ils rappellent qu’en 2009, lorsque Marc Ravalomanana avait démissionné, il avait transféré le pouvoir à l’armée, qui avait alors «fait preuve de sagesse».
«Aujourd’hui, c’est l’armée qui gouverne, et le
peu­ple n’ose plus parler», déplorent-ils. «Le pouvoir appartient au peuple, et toute autorité vient de Dieu. Voler le pouvoir ne peut qu’apporter le malheur au pays», affirme Marie Mi­chelle Sahondrarimalala, qui appelle à ne pas confondre les intérêts du peuple avec les jeux politiques.
Face aux coupures de courant et à la crise politique actuelle, ils dénoncent un gouvernement composé de politiciens opportunistes, corrompus et déjà condamnés par la justice.
Les partisans d’Andry Rajoelina sont également descendus au siège de la HCC pour se faire entendre. Ils appellent enfin toutes les forces vives de la Nation à se réunir autour d’une table ronde afin de trouver une issue à la crise. «Nous sommes prêts au dialogue», a déclaré Rinah Rakotomanga, avertissant que les manifestations se poursuivront tant qu’aucune solution durable ne sera trouvée.

N.A

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