Le nouveau MEH – crise de l’eau et de l’électricité: « Les problèmes sont connus, il faut maintenant agir »

Le nouveau ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, a officiellement pris ses fonctions hier. Membre du Gouvernement de la Refondation, il a reconnu la complexité des défis qui l’attendent. Il a néanmoins affiché une confiance ferme dans sa capacité à redresser un secteur en crise.

Pour le ministre Ny Ando Jurice Ralitera, le mot d’ordre est « efficacité et résultats rapides ». Comme il l’a affiché lors de la cérémonie de prise de fonction officielle, hier dans les locaux du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) à Ampandria­nomby, aux côtés de son prédécesseur, Olivier Jean-Baptiste, le nouveau ministre déclaré être déterminé face aux urgences du secteur.

En effet, le président de la Refondation de la République lui a fixé une période d’essai de deux mois, au cours de laquelle la lutte contre le délestage figure parmi ses priorités absolues. Jurice Ralitera a souligné que la relance économique et industrielle du pays dépend étroitement de la stabilité énergétique. « Les problèmes sont connus, maintenant il faut agir », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, ce membre du gouvernement promet de poursuivre les projets déjà engagés tout en privilégiant des décisions fermes et durables. Selon lui, résoudre les problèmes du secteur ne relève pas uniquement des compétences techniques, mais exige aussi « des choix courageux et constants ».

Dialogue

Le nouveau ministre a appelé à une mobilisation collective, invitant les acteurs publics, privés et les consommateurs à travailler ensemble dans un esprit de transparence et de concertation. « La porte du dialogue reste ouverte. Ce n’est qu’en unissant nos efforts que nous pourrons transformer le secteur », a-t-il ajouté. Il a toutefois précisé qu’aucune décision précipitée ne serait prise, mais que des mesures fortes interviendraient dans les deux mois à venir.

Dans ce contexte tendu, Jurice Ralitera a rapidement rencontré les représentants du Syndicat des employés de la Jirama (SMJ), en grève depuis plusieurs jours. Le syndicat réclame le limogeage du directeur général, Ron Weiss, et l’annulation du nouveau statut de la société. En attendant que les autorités donnent satisfaction à leur revendication, les syndicalistes maintiennent la grève et annoncent la fermeture progressive des agences de la Jirama à travers le pays, comme l’a rapporté Anmora Ratovomanarivo, porte-parole du SMJ.

Entre réformes structurelles, tensions sociales et attentes fortes de la population, le nouveau ministre se trouve face à une mission délicate. Mais il affirme vouloir transformer la crise énergétique en opportunité de refondation, à travers des actions concrètes et mesurables.

Arh.

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