Le projet de Loi de finances 2026 est prêt. Il devait être déposé hier à l’Assemblée nationale pour examen et adoption. Ce document budgétaire, élaboré selon la vision du président de la Refondation de la République, ambitionne de répondre aux attentes de la population, a indiqué le nouveau ministre de l’Economie et des Finances, le Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison.
«Une Loi de finances rectificative est déjà envisagée pour le second semestre 2026», a même indiqué le nouveau grand argentier, en marge de la passation de service avec le secrétaire général du ministère, Andry Ramanampanoharana, hier à Anosy. Absente, l’ancienne ministre Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison aurait déjà rejoint Washington, pour occuper de nouvelles fonctions.
Le Dr Ramiarison entend placer son action sous le signe de la rigueur et de la responsabilité. «Il faut rationaliser les dépenses publiques et accroître les recettes intérieures», a-t-il déclaré. Le taux de pression fiscale à Madagascar n’atteint actuellement que 11 % du produit intérieur brut, bien en deçà des 18 % observés dans les pays développés.
Ainsi, le ministre veut faire des ressources fiscales un levier de financement du développement économique national. Il affirme que le pays dispose de compétences capables d’y parvenir, tout en veillant à l’efficacité des dépenses publiques et à leur impact réel sur la vie des citoyens.
Quid de la refondation ?
Le nouveau ministre entend aussi renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers, afin de stimuler la création d’emplois et de redynamiser un secteur secondaire encore en recul. Il se dit ouvert au dialogue avec le secteur privé pour favoriser un climat d’affaires propice à la croissance.
De leur côté, le Collectif des Citoyens et des Organisations Citoyennes (CC OC) appelle le gouvernement et le Parlement à plus de transparence. Selon le collectif, « le projet actuel, rédigé sous l’ancienne administration, pourrait ne pas refléter pleinement l’esprit de refondation souhaité ». Il plaide pour un dialogue inclusif impliquant la société civile, le secteur privé, les syndicats et les jeunes, afin de bâtir une Loi de finances 2026 plus équitable, durable et partagée.
Arh.




