Ambohidrano Atsinanana: 2,3 MW supplémentaires pour le RIA d’ici un mois

Dans un mois, la centrale solaire d’Ambohidrano Atsinanana, située dans la commune rurale de Sabotsy Namehana, injectera 2,3 MW supplémentaires dans le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA).

Cette infrastructure, à une quinzaine de kilomètres au nord-est de la capitale, s’inscrit dans le vaste programme de développement énergétique me­né par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), la Jirama et le groupe NEA.
D’une capacité totale de 7 MWc, équipée de 4,2 MWh de batteries, la centrale s’étend sur plus de 7 hectares de terrain. Elle compte 12.180 panneaux solaires, 65 onduleurs solaires et 21 onduleurs bidirectionnels, ainsi que sept postes de transformation de 1,3 MWh chacun. « Nous approchons les 60 % de travaux sur les fondations et près de la moitié sur les tables », a fait savoir le directeur général de NEA, Loïc Hoinville. Les installations photovoltaïques atteignent déjà 34 % d’avancement.
Lors de sa visite sur le site hier, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, a souligné que « ce projet, fruit d’un protocole d’accord entre l’Etat, la Jirama et le NEA, vise avant tout à réduire les délestages ». La centrale contribuera à combler le déficit actuel de 30 MW sur le RIA. Ce membre du gouvernement a promis de mobiliser les moyens nécessaires afin d’accélérer le chantier.

Un ensemble de projets
Selon Heritiana Rabari­son, coordonnateur de projet à la Jirama, les batteries ne servent pas à produire la nuit, mais à stabiliser la production : « Le solaire est aléatoire. Quand un nuage passe, la batterie compense la chute de production pour éviter les pertes ». Toutefois, une faible production nocturne, estimée à 1,2 à 1,5 MW, reste possible.

Le projet prévoit également l’installation de groupes électrogènes pour soutenir le réseau durant les heures de pointe. « Nous avons déjà les transformateurs nécessaires. Ajouter des groupes sur site est plus efficace », a ajouté Heritiana Rabarison. Le dire­cteur général de NEA, Loïc Hoinville, confirme la possibilité d’étendre la capacité solaire et le stockage : « C’est envisageable, mais cela nécessite une étude d’ingénierie précise pour déterminer les besoins réels, notamment pendant les pics de consommation ».
La centrale d’Ambohi­drano s’inscrit dans un ensemble de projets totalisant 43,5 MWc pour cette première phase, répartis entre Antananarivo, Nosy Be, Maha­janga, Toliara et Antsiranana, selon Thierry Randriantsoa, secrétaire gé­né­ral du MEH. Autour de la capitale, plusieurs sites sont déjà opérationnels, dont 1,5 MW à Ambatomira­havavy, 10 MW à Ampan­gabe et 25 MW à Arivoni­mamo.

Arh.

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