Réformes minières: dialogue ouvert entre l’Etat et les opérateurs

Un atelier de consultation réunissant plus de 80 opérateurs nationaux et étrangers du secteur des pierres industrielles travaillées s’est tenu hier au Mining Business Center (MBC) d’Ivato. Organisée par l’administration minière, cette rencontre avait pour but de présenter les principales réformes engagées, notamment le nouveau Code minier et ses treize textes d’application. Cette rencontre avait également pour ambition de recueillir les propositions des acteurs du secteur.
Le ministre des Mines, Carl Andriamparany, a rappelé que « le secteur minier contribue à près de 5 % du produit intérieur brut (PIB) national et emploie directement ou indirectement plus de 60.000 personnes ». Dans la dynamique de la Refondation nationale, le ministère entend consolider la collaboration entre l’administration, les exploitants et les communautés locales afin d’accroître la valeur ajoutée des produits extraits sur le territoire et de renforcer la transparence dans la gestion des ressources.
Interrogé sur la situation de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa), dont l’échéance du 30 septembre dernier reste incertaine en raison du blocage du Congrès américain, le ministre a annoncé une mission officielle de négociation pour maintenir Madagascar dans le programme. Il a précisé que, « si les pierres fines et industrielles sont désormais soumises à une taxe de 15 %, les minerais stratégiques comme le nickel, le cobalt et le graphite demeurent exonérés de droits de douane ».
Les discussions ont également porté sur la protection des ressources naturelles non renouvelables et de garantir la souveraineté de l’État malgache sur les exportations minières. Les responsables ont dénoncé les pratiques abusives et les dérives dans la chaîne d’exploitation. L’administration encourage ainsi une meilleure gouvernance et un partage équitable des bénéfices issus du secteur extractif.

Arh.

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