Au cœur des débats, trois documents présentés aux 19 Etats membres : le Plan d’orientation stratégique 2026–2035, le Plan de services et d’équipements 2026–2030, ainsi que les mécanismes de financement qui accompagneront leur déploiement. Ces instruments fixent la trajectoire de l’Asecna dans les décennies à venir.
Face à ces enjeux, le ministre Raharisone a rappelé la nécessité « d’intégrer pleinement les spécificités des services de navigation aérienne malgaches », affirmant que celles-ci doivent être «au cœur de la planification stratégique de l’Asecna». Il a également plaidé pour une répartition «plus équitable» des investissements entre les pays membres. Et il a surtout souligné les besoins particuliers des Etats insulaires et des territoires dotés d’espaces aériens étendus.
Des mécanismes « équilibrés »
La question du financement a aussi été au centre des interventions malgaches. Le ministre a évoqué des mécanismes «équilibrés», capables de soutenir à la fois les grandes plateformes aéroportuaires et les infrastructures essentielles au désenclavement régional. Il s’agit de renforcer la sécurité, la connectivité et l’attractivité du réseau aérien malgache.
Pour Madagascar, ces discussions conditionnent la capacité du pays à soutenir son développement, notamment dans les secteurs du tourisme, du commerce et du transport intérieur. La Grande Île réaffirme qu’elle entend peser davantage dans les décisions pour l’avenir de la navigation aérienne sur le continent. A l’issue de la réunion, Madagascar a réitéré son engagement à contribuer à «bâtir un ciel africain plus sûr, mieux équipé et résolument tourné vers l’avenir ».
Arh.




