Le coût annuel d’une castration chimique est d’environ 300 euros (1.500.000 ariary). Comme elle se pratique par injection, aussi bien chez l’homme que chez la femme, elle diminue durant un temps déterminé l’envie sexuel, en général un an, et devrait être ainsi renouvelée, rendant son coût hors de prix.
«Une des raisons où on évite jusqu’ici sa mise en application vis-à-vis du budget de l’Etat », a partagé ce weekend les membres du ministère de la Justice qui font partie du Réseau de protection de l’enfant (RPE) du district d’Ampanihy, lors de la réunion mensuelle dudit réseau ce weekend. Ils ont toutefois souligné que la castration chirurgicale est toujours en vigueur et ne se pratique qu’une seule fois. Mais là encore, les textes n’ont pas précisé quelle partie de l’organe génitale devrait-on castrer.
Loi 2024-001
La loi 2024-001 concerne les types de peines à l’endroit des adultes auteurs de viol auprès des enfants. Elle prévoit une peine de travaux forcés à perpétuité à l’encontre des personnes coupables de viol commis sur des enfants âgés de moins de dix (10) ans accomplis, une peine de quinze (15) à vingt (20) ans de travaux forcés à l’encontre des auteurs de viol commis sur des enfants âgés de plus de dix (10) ans à treize (13) ans accomplis et une peine de dix (10) à quinze (15) ans de travaux forcés en cas de viol commis sur un enfant de plus de treize (13) ans et de moins de dix-huit (18) ans accomplis.
Ceux coupables de viol sur des enfants de moins de dix (10) ans, la peine de castration chirurgicale est toujours prononcée. On prévoit aussi la possibilité pour les juridictions de prononcer soit la castration chimique soit la castration chirurgicale à l’encontre de toute personne coupable de viol commis sur des enfants de plus de dix (10) et de moins de treize (13) ans. Pour les viols commis sur un enfant de plus de treize (13) ans et de moins de dix-huit (18) ans, la castration chimique est toujours prononcée.
RPE
Sous l’égide du ministère de la Population, le Réseau de protection de l’enfance (RPE) regroupe des structures étatiques et d’ONG afin de prévenir et répondre à la maltraitance, l’exploitation et la négligence des enfants. Ses missions incluent la prévention, le signalement des cas de maltraitance, l’accompagnement des victimes et la sensibilisation. A Ampanihy, il est composé par un ou plusieurs membres de chaque service publique du district et des forces de l’ordre ainsi que des ONG locales qui interviennent dans le domaine de l’Enfance dans la région comme l’Unicef, Humanité & Inclusion (HI) et Secours islamiques France (Sif). « Mis en place depuis 2022, RPE d’Ampanihy figure parmi les réseaux pilotes dans tout le territoire national », a fait savoir Léonal, délégué du ministère de la Population à Ampanihy.
Sera R.




