Lors d’une interview accordée à France 24, le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina, a fait le point sur les principaux chantiers politiques en cours : nouvelle constitution, transition de deux ans et discussions sensibles autour des îles Eparses.
Récemment sur la chaîne RT Russe, le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina, a laissé entendre que des négociations discrètes sont en cours entre Madagascar et la France sur la question des îles Eparses. «Vous verrez ce que cela va donner dans quelques mois, ou dans un an», a-t-il même indiqué.
Et le différend sur la souveraineté sur les îles Eparses, a de nouveau été évoqué sur le plateau de France 24. A ce sujet, Michaël Randrianirina a confirmé un échange avec le président français, Emmanuel Macron tout en se montrant prudent. Sans conteste, les îles Eparses ont été au centre des discussions, mais le président Malgache n’a pas donné plus de détails, à part le fait que la France va allouer des financements contre l’insécurité alimentaire à Madagascar.
«Pour le moment, la situation à Madagascar ne nous permet pas de nous positionner. Nous devons d’abord accorder la priorité à la sécurité, au développement et à la stabilité», a-t-il déclaré.
Et d’ajouter, «nous sommes en négociation, mais pour l’heure, nous nous concentrons sur la concertation nationale. Vous aurez des nouvelles sur ce sujet après». Pour dire que les discussions se poursuivent avec la France et il n’y pas urgence à se précipiter.
Concertation nationale
Selon le chef de l’Etat, le lancement de la concertation nationale est prévu ce 10 décembre, «afin de pouvoir avancer sur la voie de la refondation et aller vers les élections tout en respectant la loi et les textes réglementaires». Il rappelle que la feuille de route du Premier ministre prévoit une refondation complète de l’Etat en deux ans. «C’est difficile, mais si cela dépend de notre volonté, ce serait réalisable durant cette période», assure-t-il.
Dans la foulée, Michaël Randrianirina reconnaît que certaines pratiques doivent changer et qu’il faut une vision commune. Il affirme vouloir mettre en place «un processus d’écoute et d’échange» pour bâtir une nouvelle République et réformer en profondeur le système. Et selon lui, «l’ouverture internationale est pour le bien des Malgaches. Nous sommes prêts à collaborer avec d’autres pays».
A propos d’une possible candidature à la prochaine élection présidentielle, il répond clairement que «Je travaille, je ne pense pas être candidat en ce moment». Interrogé sur une éventuelle rencontre avec Vladimir Poutine, il a mesuré ses propos, «nous sommes ouverts à tout type de collaboration», mais a précisé qu’aucune rencontre n’est prévue pour le moment.
N.A




