Hier à Amoronankona, pose de la première pierre du projet « Jirama Water III – Prioritaire », financé à hauteur de 73,3 millions d’euros par l’Union Européenne et la Banque européenne d’investissement, pour combler le déficit quotidien de 100.000 m³ d’eau potable, en faveur de 800.000 habitants d’Antananarivo.
Face à une population en forte croissance, passée de 2,2 millions en 2012 à 4,2 millions aujourd’hui, Antananarivo est confronté à une crise d’eau chronique. Les stations de traitement, dont celle de Mandroseza, produisent seulement 200.000 m³/jour pour un besoin réel de 300.000 m³. Du coup, plusieurs communes, dont Ambohimanambola, Alasora, Ambohimangakely, Sabotsy Namehana et Iavoloha, subissent des pénuries récurrentes.
Le projet Jirama Water III permettra d’ajouter 50.000 m³/jour, soit une hausse de 25 % de la capacité de distribution d’eau potable. Le programme prévoit la construction d’une nouvelle station de production et de traitement utilisant les eaux de la rivière Ikopa. S’ajoute à cela, l’installation de 23 km de conduites vers le sud et le nord de la capitale. Des réservoirs de grande capacité et un système moderne de supervision et de contrôle seront également implantés.
Plus de 800.000 bénéficiaires
Selon le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Dr Minosoa Anjaratiana Razafindrianiaina, “environ 800.000 habitants bénéficieront directement de cette amélioration, avec des impacts positifs sur la santé, l’éducation et l’économie locale”.
Ce projet Jirama Water III illustre l’engagement de l’Union européenne à Madagascar. A ce sujet, l’Ambassadeur Roland Kobia a rappelé que «l’accès à l’eau potable est un droit fondamental et un vecteur de dignité et de justice sociale». Des mesures transitoires sont déjà mises en place, à savoir 21 forages réalisés, distribution d’eau dans les zones les plus touchées et priorité aux travailleurs malgaches pour les emplois du chantier.
Pour le Conseiller spécial à la Réforme, Colonel Solofoniaina Thierry Rampanarivo, ce projet dépasse le simple aspect technique. « Les infrastructures défaillantes seront restaurées et l’avenir des générations futures sera bâti », a-t-il affirmé.
Fahranarison




