Un haut gradé de l’armée et ses six subordonnés ont pris à partie le gérant d’une boutique sise près du Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa), avant-hier vers 20h. Ils l’ont tabassé et ont même failli lui ôter la vie si le concerné ne s’était pas enfui. Un conflit de longue date entre les deux parties aurait poussé ce haut responsable à commettre cet acte.
Soirée mouvementée, avant-hier à Soavinandriana dans un commerce situé près de l’hôpital. Six militaires armés, conduits par un colonel bien connu du public, s’en sont pris au gérant du local tout en détruisant les marchandises et autres biens qui s’y trouvaient. La victime âgée d’une soixantaine d’années, a pris la fuite avec des blessures et enflures.
Les personnes présentes sur place n’ont pas osé intervenir, d’autant que les militaires ont brandi leurs armes et proféré des menaces, les ayant même empêchées de prendre des photos. Après s’être défoulés sur leur cible, ils ont quitté les lieux. C’est ainsi que le commerçant a osé y revenir et constater les dégâts commis par ses vis-à-vis. Il a déposé une plainte à la gendarmerie, hier, pour coups et blessures volontaires.
Deuxième coup
Cette descente nocturne n’était pas le fruit du hasard. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux alors que le colonel en question était encore en exil à l’étranger, il a dénoncé ce commerce de trafic de drogue. Selon ses dires, un homme retrouvé mort à cause de l’abus d’alcool, fin 2024, aurait acheté la boisson dans cette boutique. Il y aurait alors mené une perquisition inopinée durant laquelle son équipe et lui auraient retrouvé une quantité de drogue.
Mais, ce trafic de drogue n’était pas le seul motif. Toujours d’après le colonel, la sœur du gérant de cette boutique s’était mariée à un policier qui n’est plus actuellement de ce monde. La mère de ce militaire aurait perdu la vie après que ledit policier l’avait obligée de s’agenouiller. En tout cas d’après un riverain, ce n’était pas la première fois que ce haut gradé venait s’en prendre à ce commerçant. Il l’aurait déjà tabassé avant l’éclatement de l’affaire qui l’a poussé à s’exiler.
Rakoto




