Le décret portant nomination de Christian Eddy Avellin, en tant que Directeur général (DG) de la Société du Port à gestion autonome de Toamasina (Spat), a été abrogé en Conseil des ministres. Ayant occupé ce poste depuis 2009 après avoir succédé à Pierrot Botozaza, le désormais ancien DG de la Spat laisse derrière lui un grand chantier qui reste encore inachevé à savoir, l’extension du port de Toamasina, bénéficiant de l’appui financier du gouvernement japonais.
A titre de rappel, la réalisation de ce projet d’extension du port de Toamasina est la continuité d’une coopération économique de longue date (depuis 1965) entre le Japon et Madagascar. Le Japon a débloqué un prêt de 411 millions de dollars sur 40 ans, soit 65% du budget total du projet. 228 millions de dollars, soit 35% des frais alloués à cette extension, sont au frais de l’Etat malgache.
Christian Eddy Avellin n’a pas chômé en étant à la tête de l’autorité en charge de la gestion de l’exploitation du Grand Port, avec un taux d’achèvement de plus 72% des travaux d’extension de l’infrastructure.
Du pain sur la planche en tout cas, attendra celui ou celle qui le succédera, pour achever à temps les travaux visant à faire de ce port un hub régional qui devrait en principe, être opérationnel dès cette année.
Pour rappel, les travaux d’extension du port de Toamasina ont débuté en 2018, et étaient initialement prévus s’achever dans un délai de 7 ans. Cependant, en raison de différentes contraintes, pour ne citer que la crise mondiale liée au Covid 19, lesdits travaux ont été étalés jusqu’en 2028. Il reste notamment des chantiers comme le dragage de la mer pour atteindre les 16 mètres de profondeur… Selon le rapport de la Banque mondiale, le port de Toamasina figure même parmi les 10 ports maritimes essentiels pour la sécurité alimentaire de l’Afrique subsaharienne.
Jean Riana




