Les proches de Nehemia Andriamahefason Ramanankasina et Hanitriniaina Julie Raharimanantsoa vivent dans la terreur actuellement. Les deux tourtereaux ont essuyé plusieurs menaces et agressions depuis juillet 2025. Julie a été retrouvée morte poignardée le 19 décembre à Mangarivotra Toamasina, tandis que Nehemia n’a plus donné signe de vie depuis le 27 juillet, après avoir été agressé et dépouillé de ses effets personnels et professionnels deux jours avant, soit le 25 juillet à Andohan’i Mandroseza, au moment où il allait rentrer de travail.
Pour les proches du couple, « les menaces initiales, la disparition de Nehemia sans explication officielle et le décès violent de Julie continuent d’alimenter de vives inquiétudes quant aux dangers auxquels ils pourraient être exposés ». Ils demandent alors aux autorités compétentes de mettre en place « des mesures de protection immédiates et efficaces pour garantir leur sécurité ». Selon leurs dires, tout cela constitue une suite d’événements étroitement liés.
Julie avait quitté la capitale, début septembre, pour se refugier chez des proches à Toamasina, après avoir signalé aux autorités une série de pressions et d’intimidations qu’elle avait subie. Cependant, même dans la ville du Grand port, elle continuait à se sentir en danger permanent. Ainsi les jours précédant la découverte de son corps, « des voisins auraient entendu des bruits inhabituels aux abords de son domicile, sans toutefois pouvoir en préciser l’origine », ont rapporté ses proches.
Les constatations de son corps ont révélé qu’elle avait été ligotée, torturée, violée et tuée de plusieurs coups de couteau. Sa famille a depuis déposé une nouvelle plainte pour que toute la vérité soit établie sur cette affaire et que justice soit rendue. Mais jusqu’ici, aucune avancée palpable n’est constatée dans les investigations. Les proches du couple se sentent même ne pas être en sécurité.
LR




