Isalo Production a procédé hier, au Carlton Anosy, au lancement officiel de sa nouvelle plateforme de diffusion numérique Isalo TV et du long-métrage « Braquage », accessible exclusivement en ligne à partir du 1er février.
D’une durée de 1h45, Braquage suit un jeune entrepreneur trahi dans ses affaires. Alors qu’il tente de démasquer le responsable, il se heurte aux forces de l’ordre et voit dans le braquage sa dernière solution. Le film met en scène des acteurs chevronnés tels que Rolland Rakotofiringa ou encore le chanteur Lego, formé également au théâtre.
« Nous nous efforçons de rehausser la qualité du cinéma malgache. Pour cela, nous sollicitons également le soutien des cinéphiles en consommant davantage les produits locaux. Nous prévoyons aussi une collaboration avec les maisons de production locales afin d’étoffer le catalogue de la plateforme », a déclaré René Fulgence Tovondrainy, réalisateur.
Disponible sous forme d’abonnement, Isalo TV ambitionne d’accroître l’offre cinématographique malgache en proposant de nouvelles productions chaque mois. Créé par des développeurs malgaches, ce projet se veut être une solution de vidéo à la demande répondant aux normes internationales. « Depuis 2015, nous évoluons dans le domaine de la production cinématographique, mais nous subissons constamment des pertes considérables à cause du fléau du piratage. Le numérique permet une meilleure maîtrise, une sécurité accrue et une protection des œuvres », a-t-il ajouté.
Industrie culturelle
L’Ivotoeran’ny Sarimihetsika sy Sarimiaina Malagasy (ISSM) a salué cette initiative en faveur du rayonnement de l’industrie culturelle malgache.
« La chaîne de distribution du cinéma doit être diversifiée en raison du manque de salles de cinéma. Une consultation des acteurs culturels est actuellement en cours afin que les idées collectives puissent se traduire en lois favorables au développement culturel, d’autant plus qu’il n’existe pas encore de cadre légal pour les plateformes numériques », conclut Dominique Andriatseheno, directeur de l’ISSM.
Joachin Michaël




