Itrotra-Map Dance Festival: Thierry Randriatsitohaina met en scène sa « Souffrance »

Le festival Itrotra-Map Dance rempile pour sa 4e édition, du 27 février au 7 mars à Johannesburg, la plus grande ville d’Afrique du Sud. Une dizaine de chorégraphes et de compagnies issus des quatre coins du globe composent la sélection officielle de cette édition, parmi lesquels Thierry Randriatsitohaina, qui présentera son solo « Souffrance ». Interview.

* Les Nouvelles: Dans un premier temps, pouvez-vous revenir sur votre parcours?
– Thierry Randriatsitohaina : Je suis danseur et chorégraphe originaire d’Antsirabe, actif dans le milieu chorégraphique depuis 25 ans. J’ai d’abord exprimé ma passion à travers le hip-hop avant de m’orienter progressivement vers la danse contemporaine et la création chorégraphi­que. Au sein de la Compag­nie Master Jah fondée par moi-même, j’ai créé une série de pièces chorégraphiques qui ont voyagé dans le cadre de festivals tels que Mitsaka, Dihy Danse, Itrotra- édition Madagascar, Evasion Danse ou encore le Festival Sagam à l’île Maurice.

*Quelle est votre participation au festival Itrotra – Map Dance ?
– Organisé à l’initiative de Itrôtra Art X Connection – Digital Platform, cet événement en Afrique du Sud est une extension de l’édition malgache du festival Itrotra. Je suis honoré de représenter Madagascar lors de ce rendez-vous d’envergure, qui accueille une belle sélection d’invités in­ternationaux venus de Suis­se, d’Afrique du Sud, de France, du Mo­zambique, entre autres.
*Parlez-nous davantage de la pièce chorégraphique Souffrance.
– D’une durée de 15 mi­nutes, Souffrance a été créée en 2003, mais il s’agit d’un work in progress. La pièce met en scène l’état émotionnel d’une personne alitée dans un hôpital et dépeint la perte d’un être cher. L’inspi­ration provient des douloureuses épreuves que mon père a traversées avant de rendre l’âme. Plusieurs éléments scéniques sont utilisés pour mettre en lumière cette œuvre, tels qu’ une seringue, du sérum phy­siologique et des sparadraps.

*Quel est votre agenda pour cette nouvelle saison artistique ?
– Actuellement, je consacre mon temps à la création chorégraphique et à la transmission auprès de la jeune génération, au sein de mon propre studio de danse. Par ailleurs, nous organisons cha­que année le festival Ti’Taka­lo à l’Alliance française d’Antsi­rabe, qui accueille des artistes de tous horizons. Je travaille aussi en duo sur une œuvre intitulée « Gazette », lauréate du projet de création Rési­den­ce Lumière, qui sera présentée à l’IFM en novembre–décembre 2026.

Propos recueillis par Joachin Michaël

Partager sur: