Grand Chelem de Paris 2026: les judokas malgaches rentrent avec les points de participation

Le Grand Chelem de Paris reste une forteresse imprenable pour les judokas malgaches. Année après année, la délégation de la Grande Île y pose le pied avec l’espoir chevillé au corps, mais repart invariablement bredouille, sans la moindre victoire au compteur. 2026 n’a pas fait exception, les cinq représentants malgaches ont tous mordu la poussière dès leur entrée en lice, confirmant une disette qui dure depuis plus d’une décennie sur la scène parisienne.
Samedi, les deux judokas ouvrant le bal n’ont pas réussi à inverser la tendance. En moins de 60 kg, Sandaniaina Andrianjaka­velo, pour ce qui pourrait bien être sa der­nière apparition sous les projecteurs parisiens, s’est incliné face à l’Egyptien Youssry Samy. Ce dernier a d’abord marqué waza-ari sur une attaque bien enchaînée, avant de conclure au sol par une immobilisation implacable : waza-ari awasete ippon, sans appel. Dans la catégorie suivante, les moins de 66 kg, Mickael Allo découvrait le Grand Chelem sous les couleurs malgaches. Opposé au Sud-Coréen Channyeong Korkim, 23e mon­dial, le novice n’a pas résisté longtemps : une prise de contrôle latéral en ne-waza a scellé son sort sur yoko-shiho-gatame.
Le dimanche n’a apporté aucun répit. Lova Mahaisoa, classé 507e mondial en moins de 81 kg, a croisé le fer avec le Chinois Jiangnan Wang (69e). Malgré une résistance initiale, le Malgache a concédé un waza-ari, puis deux pénalités supplémentaires qui ont tourné à l’avantage de son adversaire, le contraignant à plier bagage dès le premier tour pour sa deuxième participation parisienne.
Chez les femmes, l’expérience a été tout aussi brutale. Zo Andriambololona, 77e mon­diale en moins de 78 kg, faisait ses grands débuts à Paris à 30 ans. Face à la Cubaine Lianet Cardona (39e), elle n’a tenu que trente-cinq secondes : un ippon foudroyant, net et sans bavure, a mis fin prématurément à son aventure.
Enfin, Laura Rasoanaivo-Razafy, 16e mon­diale et de loin la meilleure cartouche de la délégation en moins de 70 kg, portait les espoirs les plus solides. Pour sa troisième tentative dans la capitale française, elle s’est pourtant inclinée d’entrée contre la locale Clémence Eme (56e). Une immobilisation latérale en yoko-shiho-gatame a suffi à éteindre les ambitions de la Malgache.
Ainsi s’achève une nouvelle campagne parisienne sans le moindre point marqué au tableau des victoires. Le Grand Chelem reste, pour les judokas malgaches, cet Everest qu’ils gravissent avec courage mais qu’ils ne parviennent toujours pas à dompter.

Naisa

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